RES-26

Mathieu


RES-26, le 15 mars 2013

Ouverture # 26 Résumé: L’auteur nous invite à nous mettre en marche vers le pays que notre Force supérieure nous indiquera. Pourquoi est-ce si difficile, cette quête de nous-mêmes? « Il n’est jamais trop tard pour avoir une enfance heureuse » : citation en début de présentation, et, grande surprise, dont le sens nous sera donné à la toute fin.

Début du texte d’ouverture :

– Comme entrée de jeu des fins de semaine RES, je nous pose souvent la même question : « Qu’est-ce que ça donne de vivre un intensif RES? »

– Ce partage d’ouverture s’adresse d’abord à moi, ensuite aux nouveaux et moins nouveaux, puis aux anciens.

– Il se pourrait que tu viennes de vivre intérieurement un mois de pure « folie », car pour certains d’entre nous, aussitôt l’inscription confirmée, l’intensif commence à faire son travail intérieur. Plus la date de l’intensif approche, plus l’intensité d’une petite voix intérieure, propulsée par ses peurs du passé, s’accentue en nous.

– Pour ma part, comme à chacun des intensifs RES, mon Petit Majoric intérieur est très nerveux, et lui aussi il a peur, très peur même. D’un autre côté, il est très heureux que cet intensif ait lieu, car, maintenant qu’il a goûté au plaisir d’être aimé, puis d’arriver à aimer d’un amour véritable, qui plus est, sous le doux regard de son Dieu, il ne se lasse plus de baigner dans cet état intérieur.

– En guise d’ouverture, je voulais vous parler de la phrase : « Il n’est jamais trop tard pour avoir une enfance heureuse ».  Cette fameuse citation se retrouve en page d’accueil de notre site Internet RES, dès la première ligne du sous-menu : « Définition de l’Intensif RES ». J’entends certaines de vos pensées: « Veux-tu bien arrêter de parler ainsi, Ne rêve pas en couleur, Le passé c’est passé, Nous ne pouvons plus changer le passé, alors si tu veux bien, n’en parlons plus! » Et moi je vous réponds : Peut-être que toi tu ne veux plus en parler de ton passé, mais lui, il te parle constamment; c’est même lui qui t’empêche d’agir librement, et qui gère une bonne partie de ta vie d’adulte, en te faisant réagir très souvent aux évènements de ce passé. Tu ne le sais peut-être pas, mais depuis tout ce temps où tu étais un tout jeune enfant, tu es prisonnier de ton passé, autrement dit, de ton enfance. Je suis certain qu’il t’arrive souvent de réagir dans ta vie d’adulte exactement comme si tu étais encore un enfant, selon la circonstance qui déclenche telle ou telle vielle blessure de ton enfance.

– Alors pourquoi es-tu ici en fin de semaine?

-Je ne veux absolument pas faire de religion, mais je vais te citer une phrase très spirituelle de la bible où, il y a de ça près de quatre-mille ans, Dieu dit à Abraham : « Pars vers le pays que je t’indiquerai ». Alors, ce n’est pas par hasard que tu es ici en fin de semaine. En toi, il y a une petite voix qui te disait : « Va à l’intensif RES, va vers un pays que je t’indiquerai, c’est-à-dire, vers ton cœur, vers ta maison intérieure. Je veux te faire entrer chez-toi, car moi, ta Force supérieure, il y a si longtemps que je t’y attends ».

-Ainsi, ta vie durant, tu t’es cherché, sans jamais parvenir à te trouver. Sache que c’est tout à fait normal, tu ne cherchais pas à la bonne place; tu te cherchais au dehors, alors que tu es au dedans. Je nous invite donc, pendant cette fin de semaine, à oser partir en voyage, vers un autre pays, le pays que notre Force supérieure nous indiquera, c’est-à-dire vers notre cœur. Un des moyens très efficace pour y arriver, c’est d’aller à la rencontre de notre enfant intérieur. Il serait très normal qu’au tout début de ta recherche, tu découvres un petit enfant qui se cache, qui ne veut pas être vu, car, jusqu’à ce que nous vivions notre premierintensif RES, il s’est généralement senti seul et abandonné dans la vie. Il a donc vécu constamment dans la peur. Jusqu’à quel point espère-t-il encore que son papa, sa maman ou quelqu’un d’autre, vienne à son secours, et le prenne par la main ou encore, le serre tout contre son cœur? Il se pourrait que son besoin primaire soit d’être serré longtemps, très longtemps même, le temps qu’il faudra, dans les bras de quelqu’un; puis d’être pris par la main, et de simplement marcher ensemble. Il se pourrait même qu’au tout début, il accepte seulement de marcher derrière toi, puis, un peu plus tard, à côté de toi; ce serait-là la preuve que la présence de l’adulte que tu es, est très rassurante pour lui. Et puis, d’intensif RES en intensif, ne sois pas surpris de désirer ardemment rencontrer de plus en plus souvent ce merveilleux petit enfant blessé, sinon tu ne serais pas ici aujourd’hui. De son côté, ton petit enfant intérieur blessé sera de plus en plus rassuré par l’adulte que tu es, toi, à la fois son nouveau papa et sa nouvelle maman. À la longue, il en viendra à ne plus vouloir se cacher du tout, car il saura que, s’il a peur, il pourra compter sur quelqu’un pour le rassurer et le protéger, c’est-à-dire toi. Au fil des intensifs, ce petit enfant, le tien, celui qui t’habite, se mettra « à découvrir la vie, à s’émerveiller, à être créatif, à être enjoué, jovial et accueillant pour lui-même et les autres ».  Et toi, l’adulte que tu es, tu te surprendras à constater que, depuis un certain temps, sans trop savoir pourquoi, tu prends plaisir « à découvrir la vie, à t’émerveiller, à être créatif, à être enjoué, jovial et accueillant pour toi-même et les autres ». Qui est-ce qui a bien pu produire un tel changement chez toi?   

-Il se pourrait même qu’un jour, toi l’adulte, tu découvres que, comme ton petit enfant intérieur, tu as, toi aussi, à la fois un papa et une maman qui est toujours là pour toi, c’est-à-dire ta Force supérieure, telle que tu la conçois. Dans mon cas, encore aujourd’hui, je dis à mon Dieu : « Sans ton aide, je suis incapable de prendre soin de mon Petit Majoric intérieur blessé; mais je sais que toi tu le peux, alors je te le confie, je le mets dans tes bras ».

-Il se pourrait, qu’après plusieurs intensifs RES, nous nous rendions compte, surtout pendant la méditation concernant le processus du pardon du samedi soir, que le travail de retrouvailles avec notre enfant intérieur blessé, tende à « nous guérir du passé ». Je dis bien, nous guérir du passé, autrement dit, de nous sortir de nos prisons d’enfance, et de libérer toute la créativité qu’un merveilleux enfant, de plus en plus rétabli, peut exprimer.

-À la suite de mes expériences personnelles, je prends conscience que ma vie d’aujourd’hui est de plus en plus habitée par des évènements auxquels je ne réagis plus comme il y a dix ans, ni même cinq ans. On dirait que mon enfant intérieur est beaucoup moins le Petit Majoric blessé de jadis, car mes réactions d’adulte ne sont plus les mêmes. J’arrive de plus en plus à poser des actions réfléchies et adéquates pour la personne en devenir que je suis, et en tenant compte des besoins de mon Petit Majoric intérieur blessé. Je pose de moins en moins, comme jadis, des gestes généralement négatifs pour nous deux.

-Je me surprends à être plus joyeux et émerveillé, à être rempli de gratitude, et à être plus accueillant pour moi-même et envers les autres. Wow, wow! C’est vraiment quelque chose de faire ce constat! Mais je me donne aussi le droit de faire des « rechutes occasionnelles à la manière RES », qui seraient du genre : « La perte de contact avec mon Petit Majoric intérieur blessé, par suite du fait d’avoir quitté la pratique du mode de vie proposé par les fraternités anonymes ».

-Il ne faut toutefois pas oublier de mentionner la présence d’un personnage des plus importants, celui de ma Force supérieure; c’est elle qui meguide à tout instant, mais à condition que je veuille bien lui laisser les rennes.

-Maintenant, la fameuse phrase : « Il n’est jamais trop tard pour avoir une enfance heureuse »! Est-il possible de changer le cours de mon enfance? Si oui, comment puis-je y arriver? Pour en faire le constat : Pendant ma vie d’adulte, alors que je suis en présence d’évènements similaires à ceux de mon enfance, il me faut examiner certaines de mes réactions qui ont changé dans ma vie d’aujourd’hui. Il me faut aussi scruter comment je vois la vie maintenant, incluant mon accueil envers moi-même, et envers ce Dieu qui a évolué en moi. Il peut s’agir aussi des pardons que je m’accorde plus facilement, sans oublier ceux que je donne aux autres. Je me dois toutefois de ne pas du tout minimiser les drames vécus dans mon enfance; ce serait alors une sorte de négation, d’abandon de mon enfant intérieur blessé. Se pourrait-il qu’à la suite de plusieurs intensifs RES, ces mêmes « drames » soient maintenant beaucoup moins dommageables dans ma vie de tous les jours, pour l’adulte que je suis devenu? Se pourrait-il que tout cela soit le fruit de mon enfant intérieur qui réagit beaucoup moins à ses drames du passé? Aujourd’hui, mes blessures de jadis semblent beaucoup moins intenses en tant que souvenirs douloureux; comme s’ils n’étaient plus les mêmes, comme s’ils n’avaient plus la même intensité. Serait-ce que, comparativement à mon arrivée lors de mes premiers intensifs RES, mon enfance me semble avoir été beaucoup moins malheureuse? Est-ce que je pourrais maintenant affirmer : « Mon enfance me semble avoir été beaucoup plus heureuse que je la voyais auparavant! », donc : « Serait-ce qu’il est toujours temps d’avoir une enfance heureuse? ». Illusion? Pas du tout! c’est là, ma nouvelle réalité, et elle est palpable partout, au fil de ma vie d’adulte! Et c’est là aussi la nouvelle réalité de nombre de personnes qui ont vécu plusieurs intensif RES jusqu’à ce jour.

-En guise de conclusion, je dirais : « N’abandonnons pas l’adulte que nous sommes devenus, n’abandonnons pas notre Petit Enfant intérieur blessé, et surtout, ne cessons pas de nous laisser accompagner par ce Dieu, tel que chacun de nous le conçoit, car nous en valons vraiment la peine! Il est tellement plus facile, mais, combien douloureux, de nous nous laisser tomber ! »

-Je nous souhaite l’intensif dont chacun de nous a besoin !


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GÉNÉRIQUE (points de repère pour l’usage de l’auteur)

(Majoric D\RES 26 Ouverture 15 mars 2013 Anonyme.docx)

Texte d’ouverture par Majoric D         (corrigé le 29 juin 20)

(Recorrigé légèrement et rendu anonyme en changeant les prénoms le 17 février 2026)

Révision : 4 avril 2026      

Le présent texte d’ouverture n’a été corrigé que légèrement afin de conserver l’originalité et la spontanéité ressenties par l’auteur.

Note : Le texte d’ouverture sert surtout à accueillir les nouveaux et à donner à tous les participants l’allure de la fin de semaine.

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