Mathieu


RES-25, le 17 décembre 2012

Ouverture # 25 Résumé: L’auteur débute sa présentation en faisant un bref historique de l’intensif RES, un genre d’hommage pour le vingt-cinquième intensif RES qui débute ce soir. Par la suite, l’auteur parle de conséquences souvent dévastatrices dans sa vie d’adulte : résultat des différentes blessures infligées à son enfant intérieur. En terminant, les participants sont invités à prendre conscience de la beauté du miracle qui est en train de se produire en chacun d’eux, à condition, évidemment, d’habiter sa propre « maison intérieure ».


  1. Hommage à notre 25ième intensif RES, le 17 décembre 2012

Historique de nos vingt-quatre intensifs RES précédents!

(Note au lecteur : cet hommage n’a jamais été lu, ni présenté à quiconque, sauf ici. Pour lire le texte d’ouverture de cet intensif-ci, il faudra aller au point 2, ici-bas.)

Klayrh C., Angèle D. et moi, nous nous souvenons très bien de notre premier intensif RES, celui du 22 août 2003.

Début de l’historique :

8 février 1991 : Je — l’auteur — me joins à la fraternité des Enfants Adultes de famille Dysfonctionnelle ou Alcoolique (EADA) en raison de plusieurs de mes comportements familiaux. En effet, chez EADA, il y a un dicton qui dit :

 « Si ta crise d’adolescence n’a pas été bien vécue, l’adolescence de tes enfants te fera replonger dans ta propre crise d’adolescence ».

Juillet 1991 : Malgré ma grande peur de visiter mon passé, je m’inscris tout de même à un intensif RES quelconque (la seule fois où il fut présenté par ce médecin : je continue d’être rempli de reconnaissance à son égard). J’y ai vraiment fait la découverte d’un Petit Mathieu intérieur très blessé. Cette rencontre a changé ma façon de voir mes comportements dans ma vie d’adulte, de les accueillir, puis de les comprendre, mais aussi d’accueillir et de comprendre les comportements des adultes de mon entourage.

Peu de temps après cet intensif, lors des rencontres hebdomadaires de ma Fraternité EADA, j’entendais des membres dire : « Je ne comprends pas ce qui m’arrive, car, même si je ne veux plus agir de telle ou telle façon, j’en suis incapable, c’est plus fort que moi ». Et moi de me dire intérieurement : « Il faut que ces gens-là sachent que ce sont les réactions démesurées de leur petit enfant intérieur blessé qui les amènent à réagir ainsi. Ils n’agissent plus en adultes, car, inconsciemment, ils régressent à l’âge qu’ils avaient lorsque cet événement blessant du passé s’est produit; ils agissent alors dans leur vie d’adulte, comme s’ils avaient l’âge de jadis, soit au temps où telle ou telle blessure leur a été infligée. 

Automne 1997 : « Fort de l’unique l’expérience vécue en 1991 et désireux de la partager, j’imagine un intensif RES, à raison d’un soir par semaine, et s’échelonnant sur douze semaines. Je compose donc la procédure des quatre premières rencontres, et l’aventure se met alors en branle. » Le premier intensif auquel participe également Klayrh C., est vécu par un petit groupe recruté au sein de la fraternité des EADA. Pour la composition des huit autres rencontres, c’est haut perché dans ma cache de chasse à l’orignal — c’est donc l’automne —, que je poursuis la lecture de John Bradshaw, tout en braillant mes émotions d’enfance refoulées. Isolé douze heures par jour dans une cache de chasse, c’est vraiment l’ermitage « idéal » pour vivre cette aventure d’écriture.

La première série de douze rencontres se termine, et tout se passe comme prévu.

Automne 1998 : Nous voilà maintenant rendus au premier soir de la deuxième édition de cette formule hebdomadaire de l’intensif RES. Une fois de plus, nous recommençons l’aventure pour les douze semaines à venir, avec un nouveau groupe. Toutefois, l’intensif s’écroule totalement lors de la sixième rencontre. Pour moi, c’est l’échec total, je vis un véritable enfer intérieur. C’est la fin d’une activité extraordinaire!

Année 2000 – 2001 : À la suite de deux ou trois années de réflexion personnelle sur le sujet, une question me hante : « Il faut trouver le moyen de relancer cette activité; cependant, elle devra se dérouler en une seule fin de semaine. Alors, comment s’y prendre? Quels changements apporter à cette procédure qui s’échelonnait sur douze soirées? De toute évidence, elle est beaucoup trop longue pour être vécue lors d’une seule fin de semaine? »

5 juin 2002 : Lors d’une réunion des Alcooliques Anonymes (AA), dans une ville tout près de mon camping, je partage cette question avec une membre des AA, une certaine Liette A., qui m’écoute très attentivement; elle me conseille de confier cette question à ma Puissance supérieure. À bicyclette, sur le chemin du retour vers mon camping, tout devient soudainement très clair en moi : « Je sais exactement ce qui doit être enlevé et conservé de la procédure actuelle ». Aussitôt arrivé au camping, j’écris, d’un trait, le squelette de la future fin de semaine RES qui m’a été proposé par « ma Puissance supérieure ».

Après plus d’un an de prière, d’écriture et de recherche de chansons significatives pour l’intensif RES, ma petite voix intérieure me dicte occasionnellement où insérer telle ou telle chanson dans la nouvelle procédure. Il en est de même pour les trames musicales devant être associées aux différentes méditations tirées du livre de Bradshaw. De plus, cette petite voix intérieure m’invite à compléter l’écriture de la deuxième partie de la méditation du samedi soir concernant le processus du pardon, et la rencontre des abuseurs de notre enfance.

Mai 2003 : Tout semble prêt pour le lancement de la nouvelle aventure RES. Afin de respecter les traditions des fraternités anonymes, je demande à mon amie Klayrh C. de se joindre à moi pour qu’elle et moi formions une conscience de groupe, genre de comité devant être à la barre de ce fantastique projet; elle accepte d’emblée. À ma demande, elle scrute notre longue procédure, les chansons et les méditations; nous apportons les modifications qu’elle propose. Sa présence bienveillante devient très rassurante pour moi. En tout dernier lieu, nous plaçons, à la suggestion de Louise G. maintenant décédée, la lecture du conte de fée le dimanche avant midi au lieu du samedi soir. Klayrh et moi choisissons, puis réservons la maison de retraite « La Villa St-Martin » comme lieu où vivre cet intensif. La seule condition pour confirmer la réservation : verser la somme deux-cent-cinquante dollars comme dépôt, même si nous n’avons encore aucune inscription. Nous sommes prêts à tout, mais surtout, nous faisons confiance. Après moult appels téléphoniques, nous trouvons huit candidats pour vivre ce premier intensif RES de fin de semaine. Pour être comiques, nous aimons dire que nous avons presque payés les participants pour qu’ils se joignent à nous!

22 août 2003 : C’est vendredi soir; nous voici enfin à la ligne de départ du premier intensif RES de fin de semaine. Klayrh et moi sommes très fébriles. Fait à noter, après vingt-quatre intensif, Angèle D, une des premières participantes, sera toujours des nôtres. Ce soir-là, il y a aussi parmi nous, la miraculée Thérèse L. — maintenant décédée — qui dira à qui voulait bien l’entendre, qu’elle était vraiment venue au monde lors de cette première fin de semaine RES. Suivront, à notre grande surprise, un deuxième, puis un troisième intensif RES, et beaucoup d’autres par la suite, jusqu’à maintenant. Les intensifs RES se tiendront deux fois par année pendant trois ans; puis ils passeront à trois fois par année.

Une certaine Denise C. nous arrive comme participante en mars 2006, suivie de Manon Y. en août 2008, puis Serge B. en décembre 2008; participants assidus aux intensifs, tous trois deviendront membres de la conscience de groupe de l’intensif RES peu de temps après.

12 août 2011 : Lors du vingt et unième intensif RES, à cause des difficultés à trouver un célébrant, et pour donner suite à certaines protestations des participants, nous remplaçons la célébration religieuse du samedi soir par une activité beaucoup plus spirituelle, au grand soulagement de l’auteur — aucun discours et activité religieuses ne doivent avoir lieu chez les fraternités anonymes.

10 août 2012 : Lors d’une rencontre suivant le vingt-quatrième intensif RES, un « rejeton » de l’intensif RES voit le jour; nous l’appelons « Groupe de Soutien RES » (GSRES). Il s’agit d’une réunion mensuelle, basée sur le modèle des fraternités anonymes; elle se tient le dernier mercredi de chaque mois. La première rencontre a lieu le 29 août 2012, à La Villa St-Martin.

7 décembre 2012 : Nous voici finalement au tout début de notre vingt-cinquième intensif RES! Wow, wow! Qui l’eut cru à nos tout débuts!

Merci à la merveilleuse conscience de groupe que nous formons! Merci à notre maison-hôte, La Villa St-Martin, qui nous accueille à chaque fois, tel que nous sommes! Merci à notre Puissance supérieure, ce Dieu qui prend soin de tout ce monde qui a vécu l’intensif RES au moins une première fois, et jusqu’à six fois pour certains d’entre nous, puis vingt-quatre fois pour certains membres de la conscience de groupe! Merci à ce Dieu, de si bien prendre soin de ses enfants à travers l’intensif RES qu’il nous a donné! Ce n’est plus « notre » intensif RES, mais « Son » intensif à Lui.

C’est par cette présentation plutôt condensée que nous voulions rendre un court hommage à l’intensif RES.

  • Serait-il temps de rentrer chez-toi?

Début du texte d’ouverture :

 « Si jamais tu ignores vers où tu t’en vas, retourne-toi par en arrière, et regarde d’où tu viens, ensuite poursuis ton chemin ».  Auteur inconnu

– Les questions qui jadis se présentaient à toi, ont déclenché le miracle que tu es en train de devenir. Elles t’ont forcé à te joindre à certaines autres personnes afin d’obtenir de l’aide.   

– Dans ton enfance, il y a tellement eu d’abus physiques et psychologiques que, sans t’en rendre compte, tu as quitté graduellement la « maison » que tu es; en fait, tu t’es quitté toi-même.

– Tu as tellement voulu combler ton vide intérieur, que, bien malgré toi, tu es tombé dans la compulsion sous toutes ses formes, c’est-à-dire : la nourriture, les drogues diverses, toutes les sortes de « liquides », le magasinage, la sexualité, le travail et bien d’autres encore; en fait, dans tout ce qui te permettait de ne pas ressentir ton vide intérieur. Une chose est sûre, c’est ton égo qui te guidait vers toutes ces dépendances. En fait, il s’organisait pour que rien ne change chez toi, car il était dans une très grande aisance avec tous tes comportements dysfonctionnels. En contrôlant tout, tout ce qui n’est pas vraiment TOI, cela lui permettait de demeurer « le maître de la maison ».

– Pendant tout ce temps, ton enfant intérieur criait sa douleur, et il te la manifestait par des souffrances toujours grandissantes, et ce, jusqu’à ce que tu prennes soin de lui. Il t’amenait à sombrer dans la honte toxique, la dépression et le mal de vivre — le goût du suicide.

– Toutefois, ton enfant divin — celui qui est entré en toi dès que l’ovule de ta mère fut jumelé au spermatozoïde de ton père, autrement dit, ton âme — engendrait et continue d’engendrer en toi des souffrances spirituelles, genre de contractions spirituelles, qui persisteront tant que tu n’auras pas décidé de « venir au monde » spirituellement.

– Il serait grand temps de regarder ta vie présente. Mais, hélas! tu n’es pas là, car tu vis en dehors de chez-toi. Justement, l’intensif RES t’aidera à constater que ta vie présente est une longue série de réactions à ton passé. Qu’elles soient bonnes ou mauvaises, ces réactions sont toutes engendrées par ton enfant intérieur blessé.

– D’un autre côté, ton égo refuse de changer quoi que ce soit à la situation. Car il se croit « le maître de ta vie », il est le « patron » de ta logique et de ton intellect. Pour lui, tu es comme « un moteur » qu’il fait travailler et performer sans cesse, et sans jamais t’accorder de temps de repos.

– Pendant tout ce temps, ton enfant intérieur blessé est en très grande réaction. Du fait d’être relié à ton cœur et à ton enfant divin, puis à ton Dieu, il continue « d’empoisonner » ta vie d’adulte par des réactions démesurées; c’est qu’il veut t’amener à naître à toi-même. Oui, il est vraiment temps que tu entres chez toi, et que tu prennes soin de ce petit enfant intérieur blessé.

– Observe le miracle, quasi imperceptible, qui est en train de se produire en toi. Quasi imperceptible, car ce miracle s’opère dans le temps, selon son temps à lui, mais à condition que tu consentes à te laisser guider vers ton vrai Toi.

– Oui! Entre chez toi, et fais l’inventaire de ce qui t’habite, puis fais-y du ménage. Alors tu n’auras plus le goût de vivre « au dehors » pour te fuir. Tu verras à quel point ça goûte bon « chez Toi », dans ton cœur, en présence de ton enfant intérieur blessé, de ton enfant divin, de ton égo et de ta Puissance supérieure! Tout cela aura un goût d’authenticité. Comme il est bon d’ÊTRE, présent à soi-même. Tu n’as pas idée!

– Alors je nous invite tous à entrer chez nous en fin de semaine. Je nous souhaite l’intensif dont chacun a besoin!

– Merci mon Dieu! X X X


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GÉNÉRIQUE (points de repère pour l’usage de l’auteur)

(Mathieu P\RES 25 Ouverture et hommage 17 décembre 2012 Anonymes.docx)

Texte d’ouverture par Mathieu P        (corrigée le 11 juin 20)

(Recorrigé légèrement et rendu anonyme en changeant les prénoms le 11 juin 2025)

Révision : 30 mars 2026

Le présent texte d’ouverture n’a été corrigé que légèrement afin de conserver l’originalité et la spontanéité ressenties par l’auteur.

Note : Le texte d’ouverture sert surtout à accueillir les nouveaux et à donner à tous les participants l’allure de la fin de semaine.


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