
Majoric
Lettres à l’Enfant Intérieur et Contes de Fée # 24
Titre : Rôle de l’égo chez l’humain. Réincarnation ou résurrection?
CF-RES–24, le 10 août 2012
Début des lettres
1- Lettre de l’adulte Majoric au petit Majoric lorsqu’il était bambin
Adulte (main dominante): Bonjour, beau Petit Majoric de trois ans à l’air intelligent, aux yeux bleus et avec tes beaux cheveux de couleur « blondinette »! Comment vas-tu?
Bambin (main non dominante): Wow! Comme j’aime ça lorsque tu me parles ainsi! Je me sens bien lorsque tu me prends dans tes grands bras de papa.
Adulte (main dominante): Toi, mon cher Petit Majoric, tu dois sûrement savoir comment jouer. Moi je sais seulement comment travailler. Peux-tu m’enseigner comment je peux arriver à jouer?
Bambin (main non dominante): Oui je sais très bien jouer, car à trois ans, je ne sais pas faire autre chose. Toutefois, tu vas trouver que mes jeux sont très rudimentaires.
Adulte (main dominante): Wow, wow! J’aime vraiment ça lorsque tu me parles des choses simples de la vie comme tu sais si bien le faire! Moi je suis toujours sérieux; même que certaines personnes me disent très compliqué. J’aurais vraiment le goût que ma vie soit faite de choses plus simples.
Bambin (main non dominante): D’accord papa Majoric, alors fais comme moi: mets ton doigt dans le nez et en même temps tire la langue… C’est drôle hein?
Adulte (main dominante): Oui très drôle! J’aime rire avec toi!
Bambin (main non dominante): Maintenant, mets tes doigts dans tes cheveux comme le faisaient les deux comiques Laurel et Hardy, te souviens-tu? Puis avec ces doigts, gratte tes cheveux.
Adulte (main dominante): Oui je me souviens, et ça aussi j’aime ça! Il faut juste que ne n’aie pas peur du ridicule.
Bambin (main non dominante): De mon côté, j’aime beaucoup lorsque, pour être drôle, tu marches les genoux collés ensemble, comme quelqu’un qui a vraiment envie de pipi et se dirige vers l’urinoir. Fais- le maintenant…! Ouais! Tu me fais vraiment rire! X
Adulte (main dominante): Merci, mon cher Petit Majoric, tu es un petit enfant formidable! Je t’aime et je vais continuer à vraiment prendre soin de toi!
2- Lettre de l’adulte Majoric au petit Majoric d’âge scolaire
Adulte (main dominante): Bonjour, Petit Majoric de treize ans, pensionnaire au juvénat Des Cantons de l’Est, comment vas-tu?
Enfant scolaire (main non dominante): Je vais bien, très bien même! Pendant l’atelier de cet avant-midi, alors que j’étais assis sur la chaise dans le rôle du petit enfant blessé, j’ai vraiment aimé la participation d’un papa et d’une maman de remplacement. J’ai « acheté » l’idée que j’ai le droit de jouer…, que j’ai le droit de ne pas toujours travailler…, que j’ai le droit de prendre du temps pour lire des livres. J’ai le droit de composer des textes sans que ce soit considéré comme un travail à effectuer. J’ai le droit de faire de la traduction de l’anglais au français sans que ce soit du travail. J’ai le droit de travailler « avec mes mains », même lorsque je suis en dehors de chez moi, sans que ce soit considérer comme du travail.
Adulte (main dominante): Merci, mon cher Petit Majoric Étudiant, de vivre à l’intérieur de moi! Je t’aime tel que tu es! Tu as le droit de faire tiennes toutes ces affirmations que tu me rapportes; je vais te soutenir dans ça! Je t’aime! X
CONTE DE FÉE : Rôle de l’égo chez l’humain. Réincarnation ou résurrection?
Résumé du conte de fée # 24 : L’auteur de ce conte de fée nous met en présence d’un dialogue entre Dieu et Égo à propos du rôle joué par l’égo chez un humain. Son égo est-il là pour être graduellement éliminé — par l’humain — ou s’il a un rôle très important à jouer dans la création divine qui se poursuit jour après jour? Égo ose poser certaines questions à Dieu à propos des différentes croyances opposant réincarnation et résurrection. Mais qu’en sera-t-il alors pour ceux qui ne croient ni à l’un, ni à l’autre?
Début du conte :
Adulte (main dominante): Samedi 18h45. Il était une fois une personne, maintenant âgée de soixante-quatre ans, qui vivait une fin de semaine d’intensif RES. Cette personne — dont le prénom fictif est Majoric Adulte — devait composer un conte de fée qui lui permettrait de découvrir certaines pièces de son « casse-tête » spirituel. En fait, son créateur l’avait mandaté d’assembler, lors de sa vie terrestre, ce qui serait un chef-d’œuvre. Je lui cède donc la parole.
Majoric Adulte (main non dominante): Quoi? Comment? Quelle est cette belle voix douce que j’entends? Qui es-tu?
Dieu (main non dominante): Je suis ton Dieu, tel que tu me conçois pour aujourd’hui, et selon moi, tout est très bien ainsi. Je t’aime tel que tu es, cher Majoric Adulte. Tu n’as rien à améliorer chez ta personne, tout est parfait ainsi. Oui, vraiment, tu n’as absolument rien à changer pour me plaire!
Majoric Adulte (main non dominante): Merci mon cher Dieu! Comment? Quel est cet autre personnage que j’entends dans ma tête? Je t’en prie, présente-toi!
Égo (main non dominante): C’est moi, Égo. Je trouve très important que nous continuions de vivre en utilisant les « il faut que », car je suis incapable de te laisser effectuer un travail sans essayer de contrôler constamment la situation. Comme tu le disais, je réside dans ta tête. C’est moi qui ai toujours été le patron de ta vie, et il n’est absolument pas question que je cède un centimètre de cette place à quiconque. Je déteste les situations où tu travailles avec ton Petit Majoric intérieur blessé, car tous deux vous pratiquez le « lâcher prise ». J’ai alors l’impression que vous tentez tous deux de m’enlever ma place de maître des situations. Qui plus est, toi, Majoric Adulte, tu me fais maintenant perdre une heure à chaque jour en t’assoyant en silence sur une chaise, et en ne faisant rien: non mais, quelle perte de temps! Je dois toutefois avouer que pendant chacune de ces deux périodes de trente minutes de silence, tu en profites maintenant pour me parler. Tu me demandes comment je vais. Wow! J’aime vraiment cela lorsque tu me parles ainsi. Je me souviens d’une fois, il y a maintenant quatre ou cinq ans de cela, alors que tu rendais visite à une certaine Angèle, à quel point j’avais craint de mourir. Cette dame rapportait que tout le monde, en fait, la grosse majorité des gens, disaient qu’ils se devaient de faire mourir leur égo, c’est-à-dire moi. Mais moi, je ne veux pas mourir! Je suis et j’ai toujours été le maître de toutes situations; je veux donc continuer de m’opposer à toi, Majoric Adulte, et à tous tes « personnages intérieurs ». Tu les appelles même « tes Enfants Intérieurs blessés, ton Enfant Divin, ton Adolescent Divin et même ton Dieu ». Je me dois de demeurer le patron incontestable de ta vie. Je dois toutefois ajouter que, malgré tout, je t’aime énormément, Majoric Adulte, car tu me répètes sans cesse qu’après mûre réflexion, je ne mourrai pas, que j’irai moi aussi au paradis pour l’éternité avec tous tes autres personnages intérieurs; tu vas même jusqu’à affirmer que c’est Dieu qui m’a créé ainsi. Wow, wow! Alors cela signifie que moi aussi je proviendrais du cœur de Dieu! Je serais donc éternel? Je ne mourrais pas? Je n’ai donc plus à continuer de lutter pour occuper constamment le poste de « directeur » des situations!
Dieu (main non dominante): Il est vrai que je t’ai créé, cher égo de Majoric Adulte, pour que tu sois le moteur qui assure sa survie dans cette soi-disant bizarre de jungle dans laquelle il vit. Sans leur égo, tous les humains mourraient de faim, ils seraient donc incapables de poursuivre ma création. Mais toi, cher Égo qui habite le corps de Majoric Adulte, en t’assurant qu’il s’occupe constamment de ses besoins de base, tu lui as souvent sauvé la vie. Ce n’est qu’au fil du temps que chaque humain prend de plus en plus conscience de ta présence et de la nécessité que tu sois un des maillons importants de cette espèce, et que tu proviens toi aussi de mon cœur. Majoric Adulte et ses amis humains ont une vision tellement erronée de moi, leur créateur. Je passe mon éternité, c’est-à-dire le moment présent, à essayer de leur faire saisir que j’ai plusieurs noms, tels que « Je Suis, Dieu, Moi, Amour, Ciel, Paradis, la Vie, l’Éternel » et même « Majoric Adulte ». Oui, même Majoric Adulte et chacun de ses amis fait partie de moi; alors c’est d’autant plus vrai pour toi, cher Égo, qui fais partie de lui. Nous vivons tous côte à côte, ou mieux encore, l’un dans l’autre; ainsi, tous ensemble, nous sommes UN. Sache qu’il en est de même pour Majoric Adulte et sa conjointe Lilou. Est-ce que tout ça est assez logique pour toi cher Égo?
Égo (main non dominante): Wow, wow! J’aime tellement ça, lorsque tout est à ce point clair! Donc je ne mourrai pas! Oui mais…, est-ce à dire que je doive partager ma tâche de « patron »?
Dieu (main non dominante): Cher Égo, je te le répète, tu ne mourras pas! À mes yeux, tu es, toi aussi, un des personnages intérieurs de Majoric Adulte d’égale importance, et tu fais UN avec chacun d’eux. Ainsi, si tu partageais ta tâche de « patron » avec les personnages qui forment « Le Tout » de Majoric Adulte, tu participerais à la création de l’humanité qui se continuerait également grâce à ta présence. Cher Égo, laisse-moi t’enseigner toutes choses, et tu prendras conscience du plaisir qu’il y a à faire UN avec les autres personnages de Majoric Adulte. De plus, tu prendras conscience de la très grande satisfaction que procure le fait d’appartenir à l’éternité, c’est-à-dire vivre constamment dans le moment présent.
Égo (main non dominante): Cher créateur, je trouve tes propos vraiment rassurants. Alors oui, je veux bien essayer de me laisser instruire et guider par toi!
En parlant d’être instruit, me permettras-tu d’aborder un autre sujet: qu’en est-il de la logique de la réincarnation où chaque être humain doit se sauver par lui-même, et non grâce à toi son créateur?
Dieu (main non dominante): C’est que certaines personnes humaines ayant un égo — patron de toutes situations, comme tu le dis si bien — très fort ont émis, puis fait évoluer l’idée que chaque être humain se devait de vraiment performer par rapport à la correction de ses propres défauts et à la « croissance » de sa spiritualité. Ces humains en sont venus à croire qu’ils y arriveraient seuls, c’est-à-dire sans moi, leur créateur. Ainsi, par l’entremise et la puissance de leur égo — celui qui refuse de mourir — ces humains se devaient d’arriver à devenir parfaits. Du fait que j’aie vraiment été tenu à l’écart de cette croyance, ces personnes en sont arrivées à développer l’idée de revenir encore et encore sur terre pour parfaire leur personnalité et leur spiritualité, d’où le concept de la réincarnation. Mais sois rassuré, cher Égo de Majoric Adulte, je continue d’aimer tout autant ces personnes. Ainsi, lorsqu’elles entameront un nouveau départ pour une réincarnation additionnelle, si tel est leur désir, je dirai tendrement à chacune d’elles: « Vas-y mon enfant, réincarne-toi, vas faire un nouveau pèlerinage terrestre! Qui plus est, sois assurée que, tout au long de ton nouveau voyage, je serai là pour t’accompagner, et ce, dans la mesure où tu me laisseras de la place pour le faire ».
Égo (main non dominante): Cher créateur, tu me vois sûrement venir avec ma nouvelle question! Qu’en est-il alors de la croyance de Majoric Adulte en « la résurrection des corps »?
Dieu (main non dominante): L’idée de la résurrection vient de la peur qu’ont les humains de mourir, puis de disparaître, tout comme la peur qu’éprouve leur égo. Hum! Tu en sais quelque chose, hein? Ainsi, après la mort physique du corps, l’idée de naître à nouveau dans le « paradis » avec ce même corps, mais spiritualisé, leur donne l’espérance de ne pas tomber dans le néant, c’est-à-dire de ne pas disparaître en étant éjectés à tout jamais de la création. Et ici encore, comme lors du processus de la réincarnation, à cause de la grande liberté d’action et de croyance que je laisse à chacun de mes enfants, j’assiste, ici encore, la personne dans le processus de la résurrection spirituelle de son corps matériel, à condition que cette personne veuille bien, elle aussi, me laisser un peu de place.
Égo (main non dominante): Mais alors, qu’en est-il des personnes qui ne croient ni à l’un, ni à l’autre? Est-ce que tout se termine alors avec la mort physique du corps humain?
Dieu (main non dominante): Pour celles-ci, je les absorbe dans mon cœur et je les plonge dans mon Amour; puis j’attends, pendant toute l’éternité s’il le faut, c’est-à-dire un instant présent, qu’elles en arrivent à changer d’idée, et à faire un choix différent, car mon plus grand souhait n’est « qu’aucun de mes enfants ne se perde dans le néant ».
(Fin du dialogue)
Adulte (main dominante): À soixante-quatre ans, Majoric Adulte était très rassuré de constater qu’Égo le harcelait de moins en moins sur l’idée de travailler toujours et sans cesse, et même que tout travail pourrait ne plus être une corvée, mais plutôt une manière d’Être, une disposition du cœur à simplement Être pendant l’exécution des mouvements de son corps en vue de la réalisation d’un certain travail à faire. À soixante-quatre ans, Majoric Adulte appréciait beaucoup la vie! D’ailleurs il s’appréciait de plus en plus lui-même, habité par Égo, par son Dieu d’Amour et par tous ses personnages intérieurs qui l’amenaient à croire qu’il était « Celui qui Est », c’est-à-dire Être la personne tout entière qui doit arriver à être « Majoric Adulte ».
Merci, cher Égo et mon Dieu, puis chacun de vous, mes chers personnages intérieurs, pour la rédaction de ce merveilleux conte de fée qui est une vraie révélation spirituelle pour moi! C’est vous tous, qui, au fil des années, l’avez composé. X X X
Fin de mon conte de fée.
Règles suggérées pour l’écriture des lettres et du conte de fée. Ces règles sont reproduites ici pour une meilleure compréhension par le lecteur.
Lettres entre l’adulte et son enfant intérieur
Avant d’écrire ces lettres, nous aurons d’abord été invités à vivre une méditation (imagerie mentale) nous guidant vers l’âge d’un bambin, puis un peu plus tard, suivra une méditation vers l’âge scolaire (école primaire ou secondaire). Chacune des méditations aura été suivie d’un atelier de mise en situation où un des participants, chacun son tour, s’assoit sur une chaise, ferme les yeux, et devient l’enfant qu’il a rencontré lors de la méditation. Les autres personnes de son petit groupe jouent alors le rôle soit d’un bon parent ou de tout autre personnage que « l’enfant sur la chaise » aurait besoin de rencontrer. Le dialogue s’engage alors entre « l’enfant » et chacune des autres personnes qui elle, est dans un jeu de rôle. À noter que l’enfant assis sur la chaise ne joue absolument aucun rôle, il est dans sa réalité du passé.
En résumé, ces activités se font dans cet ordre-ci : méditation du bambin, atelier de mise en situation, écriture de la lettre de/vers le bambin. Ensuite, méditation à l’âge scolaire, atelier de mise en situation, écriture de la lettre de/vers l’écolier.
Dans ces lettres, l’adulte écrit de sa main dominante; la composition provient donc de la tête (l’hémisphère dominant du cerveau). La réponse du bambin ou de l’enfant d’âge scolaire (parfois de l’adolescent) est écrite de la main non dominante, elle émane donc du « cœur » (l’hémisphère non dominant du cerveau).
Le conte de fée
Il est totalement à la discrétion de l’auteur. Il nous est demandé de raconter l’histoire d’un quelconque personnage en utilisant la troisième personne du singulier. Toutefois l’histoire doit être inspirée de notre histoire personnelle. Il est suggéré que le conte débute par « Il était une fois » : l’histoire se passe dans l’enfance où différentes blessures se sont installées. Puis le conte se poursuit par « Une fois devenu grand » : l’histoire raconte les réactions de cet enfant blessé vivant maintenant dans son corps devenu adulte. Le conte se termine par « Et puis » : ce personnage adulte, toujours décrit à la troisième personne du singulier, fait le constat que sa douleur et ses comportements malsains causés par la dysfonction familiale subie dans l’enfance l’amènent à demander de l’aide.
Les présents textes n’ont été corrigés que légèrement afin de conserver l’originalité et la spontanéité ressenties par l’auteur au moment de la rédaction, surtout lorsque la dictée provient du cœur. Les noms et prénoms utilisés ici sont fictifs; toute ressemblance avec des faits et des personnages existants ou ayant existés serait purement fortuite.
Note pour le lecteur : Tous les textes proposés ici ont été écrits pendant des intensifs de Retrouver l’Enfant en Soi (RES).
Générique (points de repère pour l’usage de l’auteur)
Lettres et conte de fée : RES # 1, le 22 août 2003
(Majoric D\RES 24 Lettres et conte de fée 10 août 2012 Anonymes.docx)
Lettres et conte de fée de Majoric D (corrigés le 22 mai 2023)
(Rendu anonyme en changeant les prénoms et recorrigé légèrement le 31 mai 2025)
Révision : 7 février 2026
