
Majoric
Lettres à l’Enfant Intérieur et Contes de Fée # 21
Titre : Petit Lionceau est lui-même la source de son bégaiement
CF-RES–21, le 12 août 2011
Début des lettres
1- Lettre de l’adulte Majoric au petit Majoric lorsqu’il était bambin
Adulte (main dominante): Bonjour mon beau Petit Majoric, comment vas-tu?
Bambin (main non dominante) : Je suis en colère, car ta connexion avec moi semble moins sincère.
Adulte (main dominante): J’ai justement remarqué cela avant-hier, alors tu as bien raison, mon beau Petit Majoric. Tu me disais déjà à ce moment-là à quel point tu étais fâché contre moi. Dorénavant je vais essayer d’être plus attentif à la qualité de ma présence lorsque je te parle. Pendant l’atelier d’hier soir, alors que tu étais assis sur la chaise et que tu recevais des affirmations, j’ai vu à quel point tu étais touché lorsque les affirmations mettaient en lumière ta manière de parler. J’ai vu toute la souffrance qui, jadis, t’affligeait lorsque tu bégayais, et j’ai été à même de constater que cette souffrance est encore très présente en toi aujourd’hui.
Bambin (main non dominante) : Lors de cet atelier d’hier soir, ça me réconfortait tellement d’avoir des papas et des mamans de remplacement qui me disaient que tout est continuellement parfait dans mon corps, même lorsque je bégaye. J’avais alors l’impression d’avoir un atout que les personnes « normales » n’ont pas lorsque je parle: celui d’obtenir beaucoup plus facilement leur attention. De plus, ces papas et ces mamans de remplacement m’ont dit que mes paroles sortent de ma bouche comme une chanson qui est ponctuée d’arrêts. Wow, wow ! Cela signifie que, lorsque les mots sortent plus difficilement de ma bouche du fait que je suis bègue, ma voix devient alors mélodieuse. Enfin je suis normal ! Certaines personnes m’ont même dit que mes paroles étaient comme des vagues ondulant doucement vers le rivage de ma bouche avant de s’en extirper ! Wow, wow ! J’aime vraiment cette sorte de poésie !
Adulte (main dominante): Mon beau Petit Majoric de bambin, tu m’apprends tellement de belles choses ! J’ose te dire : « Heureuse blessure que tu portes en toi, car tu m’aides, moi l’adulte que tu es devenu, à me connecter à l’essentiel de la Vie, à ce qui compte vraiment. Je t’aime beau et intelligent Petit Majoric ! Tu es ce que j’ai de plus précieux au monde ! Fais tiennes les idées que notre Dieu t’a dites hier soir à travers ces mamans et ces papas de remplacement par rapport au bégaiement. Dieu se sert du « trésor » unique qui réside en toi pour arriver à atteindre ses autres enfants à travers toi. Il nous a tous choisis, toi mon Petit Majoric intérieur blessé, moi l’adulte que tu es devenu, puis notre Petit Majoric Divin, notre Adolescent Divin et même notre Égo, pour que nous arrivions à Être vraiment nous-mêmes, et que nous transmettions Son message à ses autres enfants auxquels Il veut bien s’adresser. Wow, wow !
Bambin (main non dominante) : Merci mon cher papa Majoric ! Je fais miennes toutes tes belles propositions, je me sens maintenant en communion avec toi. J’aime beaucoup ce que nous devenons, toi et moi !
2- Lettre de l’adulte Majoric au petit Majoric d’âge scolaire
Adulte (main dominante): Bonjour Petit Majoric de quatorze ans, pensionnaire au juvénat des Cantons de l’Est, comment vas-tu?
Petit Majoric d’âge scolaire (main non dominante): Merci d’être là pour moi, cher papa Majoric. Je suis vraiment bien dans ce pensionnat des Cantons de l’Est. Je mange bien. J’expérimente le fait d’avoir de vrais amis. J’ai beaucoup de temps pour prier mon Dieu. J’assiste à la messe à tous les jours. J’expérimente la pratique de plusieurs sports, et je réalise à quel point je suis « défectueux » dans presque tous les sports qui se jouent ici. Cependant, j’excelle dans le jardinage; l’autre jour, un de mes amis a déterré ses oignons qui ne poussaient toujours pas après plus de trois semaines de mise en terre : je l’ai informé qu’il avait tout simplement planté ses bulbes « tête en bas », nous avons bien ri. Je ne m’ennuie pas beaucoup du Lac Saint-Jean. J’ai même lu le premier roman de ma vie : j’ai vraiment aimé ça. Après avoir failli me noyer, j’ai finalement appris à nager dans cette belle grande piscine dont dispose le juvénat. J’ai aussi appris à patiner et à faire du ski alpin, mais je ne sais absolument pas comment m’y prendre pour jouer au hockey. En résumé, j’aime beaucoup la vie à cet endroit, même si parfois ma famille me manque beaucoup.
Adulte (main dominante): Wow, wow !, mon beau Petit Majoric ! Quelle belle lettre tu m’écris-là ! Avec toutes ces belles et bonnes choses que tu fais, je constate que tu vis de très belles et bonnes expériences !
Petit Majoric d’âge scolaire (main non dominante): Oui, vraiment ! De plus, lors de l’atelier de l’intensif RES de ce matin, alors que j’étais assis sur la chaise en tant qu’enfant, j’ai bien aimé entendre une maman de remplacement me dire que mon absence de la maison familiale créait un grand vide. Jamais je n’avais pensé à ça, jamais on ne m’avait dit ça; mais je sais que cette maman disait vrai. Je t’aime beaucoup mon moi du futur ! X
Adulte (main dominante): Moi aussi je t’aime vraiment beaucoup, et merci de ton amour à mon égard, cher Majoric Adolescent, pensionnaire au juvénat des Cantons de l’Est ! X
CONTE DE FÉE : Petit Lionceau est lui-même la source de son bégaiement
(L’auteur croit que ce conte de fée l’a beaucoup aidé à guérir son bégaiement du fait de toucher à la cause, aux conséquences, et à la manière dont le bégaiement se produit dans son corps.)
Résumé du conte de fée # 21 : Quelle est donc la cause du bégaiement des Petits Lionceaux de tous âges vivant à l’intérieur de Vieux Lion? Lors de l’échange verbal entre Petit Lionceau et Vieux Lion, nous touchons en profondeur à la condition animale — humaine — dont personne n’est vraiment le maître. L’entièreté de ce conte est un dialogue entre ces deux personnages. Du fait que le conte est écrit de la main non dominante — la main du cœur —, que de révélations inédites sont adressées à l’auteur à propos du bégaiement! On y fait le constat que ce handicap est une plaie béante pour toute personne qui en est atteinte !
Début du conte :
Vieux Lion (main dominante) : Cher Petit Lionceau intérieur, est-ce que tu connaîtrais la ou les causes de notre bégaiement? Je remarque que plus ma crinière s’affaisse, plus je bégaye — comme si cette crinière était à l’image de mon estime de moi. Il semblerait que mon intérieur blessé se reflète en quelque sorte dans l’apparence de ma crinière. Pour appuyer mes dires, lorsque je parade fièrement avec ma crinière bien dressée, et que mon estime de moi est à son comble, ma diction est fluide comme l’eau d’un ruisseau se laissant glisser sur les cailloux jonchant son lit. Saurais-tu me dire, cher Petit Lionceau intérieur blessé, ce qui t’est arrivé pour que tu réagisses à ce point en moi à ton environnement visuel et psychologique, et que tes humeurs soient alors projetées dans ma crinière, affectant du coup notre élocution verbale?
Petit Lionceau intérieur (main non dominante) : Cher Vieux Lion, mon moi d’adulte, je n’arrive absolument pas à saisir ce dont tu me parles, car je ne suis qu’un lionceau. Toutefois, j’ai remarqué qu’à chaque fois qu’il y a la moindre parcelle de honte qui m’habite, cela réagit sur ta crinière. J’observe que j’ai aussi une très grande sensibilité émotive; il s’ensuit qu’en moins d’une seconde, la honte peut m’envahir totalement et ta crinière en paie le prix, cette crinière qui t’a toujours donné un sentiment d’intelligence et de force. Cette honte est parfois si puissante, qu’elle me fait perdre tout contact avec la réalité. Je constate alors que ta crinière ploie sous ta gorge, et tu deviens incapable de rugir tellement cette honte est profonde. Dans de telles circonstances, moi, Petit Lionceau intérieur blessé, je préfère ne plus adresser la parole à qui que ce soit, car il n’est pas question que quiconque me voie dans cet état: je me trouve tellement laid intérieurement. Je remarque que ce phénomène se produit en moi depuis que je suis tout petit; en fait, je ne me souviens pas à quel âge tout cela a débuté. Cette honte me tue, comme si elle était toxique au plus haut point; si je m’en donnais le droit, je m’enfuirais aussitôt que l’anticipation du bégaiement se pointerait le bout du nez.
Vieux Lion (main dominante) : Cher Petit Lionceau intérieur, je constate à quel point tu as mal en dedans. Toutefois, observe ma crinière et vois que plus nous échangeons tous les deux, plus elle reprend de la vigueur. J’ai remarqué qu’à chaque fois que je prends soin de ton intériorité, j’en retire des bénéfices instantanés !
Petit Lionceau intérieur (main non dominante) : Tu sais, Vieux Lion, toi qui es si fier, le bégaiement est très souffrant pour moi, mais sûrement encore plus pour toi, surtout lorsque je retourne contre moi tous les préjugés très négatifs que j’entretiens à mon égard, et que je prête aux autres alors qu’ils me voient et m’entendent perdre ma fluidité verbale. Mon juge intérieur me dit que si je bégaye le moindrement, les autres vont penser que je ne suis pas intelligent, que je souffre d’un genre de « maladie mentale » dû au fait que ma bouche devient toute tordue et mes yeux se retournent vers le haut; en fait, il s’agit d’une position kinesthésique que je prends avec mes yeux pour me concentrer sur le mot que je veux dire, pour que ce mot arrête de se bousculer sur les murs du passage menant à mes cordes vocales. En tournant ainsi mes yeux vers le haut, quasi toujours vers la gauche, j’arrive à aligner le mot directement au bon endroit. Il s’ensuit que le mot, du moins cette syllabe, peut alors être prononcée. Puis je reprends mon courage à deux mains, et je recommence le même processus pour arriver à prononcer la prochaine syllabe. Un de mes préjugés très négatif à mon égard est que, lorsque je tourne mes yeux vers le haut, je pense que les gens jugent que j’ai l’air encore plus d’un débile. Toutefois, cette concentration que je porte sur mes yeux me fait oublier la présence des gens et de la honte qui m’habite; ainsi il se peut que la phrase entière et même les phrases subséquentes se mettent à couler de façon fluide sur le lit de la rivière que forment ma langue et ma bouche.
Vieux Lion (main dominante) : Wow, wow !, mon beau Petit Lionceau intérieur, tu as observé beaucoup de choses très importantes. Qui plus est, tu me renseignes très bien sur la cause de ma crinière qui, tout à coup s’effondre, elle qui m’amène à ne plus pouvoir rugir ni même feuler. Je reconnais, mon cher Petit Lionceau intérieur blessé, que cela doit être énormément souffrant pour toi de vivre à chaque fois cette immense honte qui t’habite, et les conséquences qui en découlent par rapport à ton estime de toi et ta valeur personnelle.
Petit Lionceau intérieur (main non dominante) : Oui, mais ce n’est pas tout. Il y a parfois des cas où je te laisse aligner tout seul les syllabes et les mots dans un conduit menant directement de mes poumons vers mes cordes vocales. Dans ces cas-là, je respire seulement en gonflant mon ventre, c’est donc dire que je ne gonfle absolument pas ma cage thoracique. Ensuite, pour arriver à prononcer les paroles, j’envoie du vent sur les mots pour les pousser, comme pour un voilier, vers mes cordes vocales; ainsi j’expulse les mots vers les gens. Mais il arrive souvent qu’après quatre ou cinq mots, le vent s’évanouit dans le conduit car mon ventre s’est vidé d’air; les cordes vocales ne vibrant plus, il s’ensuit que plus aucun son ne peut être produit. C’est très fatigant pour les muscles du ventre d’aller pousser ainsi sur les poumons, mais c’est surtout très gênant pour moi lorsque je ne peux plus prononcer aucune syllabe, faute d’air pour faire vibrer les cordes vocales. Il s’ensuit que ma honte continue de m’habiter, de même que mes préjugés de se bousculer dans mon cerveau; je prends alors rapidement une autre respiration par le ventre, puis ma honte et mes préjugés m’obligent à recommencer ma phrase au tout début au lieu de continuer où j’en étais. Évidemment, je manque à nouveau d’air à peu près au même endroit de la phrase, donc incapable de la compléter une fois de plus. Je recommence ce processus encore et encore, si bien qu’il m’arrive souvent de tomber en hyperventilation et de vivre les conséquences qui y sont reliées. C’est vraiment exaspérant tout ça, mais surtout très gênant et extrêmement souffrant.
Vieux Lion (main dominante) : Wow, wow !, mon beau Petit Lionceau intérieur ! Je comprends maintenant pourquoi, lorsque je parle au téléphone des « humains » ou avec tout autre moyen de communication et que je bégaye, j’ai les aisselles des pattes d’en avant qui ruissellent de sueur, surtout lorsque je suis dans une pièce où il fait déjà chaud.
Mais dis-moi cher Petit Lionceau intérieur, est-ce qu’il y a des conditions physiques chez nous deux qui nous prédisposent à davantage bégayer?
Petit Lionceau intérieur (main non dominante) : Oui, j’ai remarqué que je suis plus porté à bégayer lorsque tu dépasses ta limite de fatigue à bicyclette, lorsque tu tombes en panne d’énergie physique et que notre corps donne alors dans l’hypoglycémie. Il y a aussi lorsque tu dois parler à certaines personnes plutôt intimidantes alors que tu viens à peine de te réveiller, mais plus particulièrement lorsque tu as dormi pendant onze ou douze heures: nos muscles de la parole semblent s’entremêler à la suite des stimuli qu’ils reçoivent du cerveau en vue du travail à effectuer pour prononcer les mots.
Vieux Lion (main dominante) : Je comprends beaucoup mieux maintenant ce qui se passe en nous, mon cher Petit Lionceau intérieur, lorsque j’ai de la difficulté à parler dans ma vie d’adulte. Il semble que ce sont souvent tes blessures psychologiques d’enfance qui en sont la cause, alors que les conditions physiques qui risquent de produire du bégaiement dans ma vie d’adulte sont davantage en mon pouvoir. Cependant, je n’ai pas beaucoup de pouvoir sur les conditions phycologiques qui t’affectent, sinon celui d’essayer d’être un bon parent aimant pour toi. Pour ce qui est des autres conditions, la plupart du temps imprévisibles, il nous faut nous en remettre totalement à notre Dieu.
Avant que j’oublie, mon cher Petit Lionceau, pourrais-tu me répéter les trois affirmations que tu as apprises au cours de cet intensif « Retrouver le Lionceau en Soi » (RLS) alors que tu étais assis sur la chaise du petit enfant blessé pendant un des deux ateliers?
Petit Lionceau intérieur (main non dominante) : Oui je veux bien ! Alors, pour prendre soin de ma honte toxique et de mes préjugés, et pour rendre positif le fait que je bégaie, les bons parents de remplacement que j’ai eus lors des ateliers d’hier soir et de ce matin m’ont fait de très belles affirmations. La première me disait : lorsque je bégaye, ma voix saccadée ressemble de très près à une chanson comportant des temps d’arrêts, comme des silences, et que cette mélodie est très jolie lorsqu’elle sort de ma bouche. La seconde affirmation me disait : même si je suis habité par ce handicap, ma personne entière est complète, en ce sens qu’elle n’est pas défectueuse. Wow, wow ! J’ai beaucoup pleuré en entendant cette phrase : ma personne tout entière est complète, je ne suis donc pas défectueux ! Puis, la troisième affirmation me disait : mon handicap me donne un avantage sur les gens soi-disant « normaux », car grâce à ce handicap, j’ai instantanément toute l’attention des personnes à qui je m’adresse.
Vieux Lion (main dominante) : Wow, wow !, mon beau Petit Lionceau intérieur, ce sont vraiment de belles choses que ces parents aimants t’ont apprises. Moi aussi je veux les faire miennes pour nous les rappeler mutuellement de temps à autre.
Avec tout ce que tu me révèles de toi, cher Petit Lionceau intérieur blessé, je comprends que ce sont la honte toxique qui nous habite et les préjugés que nous entretenons intérieurement à notre égard, puis que nous envoyons, via une sorte d’imagerie mentale vers la tête des gens à qui nous nous adressons, qui nous font bégayer. Autrement dit, lorsque nous essayons de parler et que le bégaiement survient, nous imaginons voir défiler dans la tête de notre auditoire toute cette honte et ces préjugés que nous portons à notre égard, puis nous imaginons que ces gens nous les retournent via leurs pensées. La seule façon dont j’ai pu expérimenter comment mettre fin à cette illusion alors que survient le bégaiement, c’est d’arrêter de parler, puis de partager « à cœur ouvert » à ces gens à propos de notre handicap, de leur dire ce qui se passe en nous à ce moment-là; alors le « miracle » se produit : la fluidité revient.
Cher Petit Lionceau intérieur blessé, je te remercie de m’avoir fait toutes ces belles et très importantes révélations ! Pour l’instant, si tu le veux bien, confions tous ces constats à notre Dieu d’Amour. De toute façon c’est lui qui te les a révélés, à toi qui es si près de lui. Joignons ensemble nos deux pensés et récitons-lui cette courte prière : « Mon Dieu, donne-nous, à tous deux, la Sérénité d’accepter les choses que nous ne pouvons changer pour aujourd’hui, le Courage de continuer d’essayer de changer les choses que nous pouvons, et la Sagesse d’en connaitre la différence. »
Petit Lionceau intérieur (main non dominante) : Merci, cher papa Vieux Lion ! Merci, Grand Lion suprême ! J’aime tellement me faire accompagner par vous deux, mes papas chéris ! Je veux bien continuer de travailler à guérir mes blessures intérieures ! « Amour de ma part s’envolant vers vous deux » est la phrase qui me vient à l’esprit ! X X
Vieux Lion (main dominante) : Merci, cher Petit Lionceau intérieur, tu es celui qui compte le plus au monde pour moi ! Merci, Grand Lion suprême, toi qui es Amour, et incapable d’être autre chose que cela ! Petit Lionceau et moi voulons vraiment continuer d’être accompagnés par ton Amour inconditionnel !
Merci ! Merci ! Merci ! X
Fin de mon conte de fée.
Règles suggérées pour l’écriture des lettres et du conte de fée. Ces règles sont reproduites ici pour une meilleure compréhension par le lecteur.
Lettres entre l’adulte et son enfant intérieur
Avant d’écrire ces lettres, nous aurons d’abord été invités à vivre une méditation (imagerie mentale) nous guidant vers l’âge d’un bambin, puis un peu plus tard, suivra une méditation vers l’âge scolaire (école primaire ou secondaire). Chacune des méditations aura été suivie d’un atelier de mise en situation où un des participants, chacun son tour, s’assoit sur une chaise, ferme les yeux, et devient l’enfant qu’il a rencontré lors de la méditation. Les autres personnes de son petit groupe jouent alors le rôle soit d’un bon parent ou de tout autre personnage que « l’enfant sur la chaise » aurait besoin de rencontrer. Le dialogue s’engage alors entre « l’enfant » et chacune des autres personnes qui elle, est dans un jeu de rôle. À noter que l’enfant assis sur la chaise ne joue absolument aucun rôle, il est dans sa réalité du passé.
En résumé, ces activités se font dans cet ordre-ci : méditation du bambin, atelier de mise en situation, écriture de la lettre de/vers le bambin. Ensuite, méditation à l’âge scolaire, atelier de mise en situation, écriture de la lettre de/vers l’écolier.
Dans ces lettres, l’adulte écrit de sa main dominante; la composition provient donc de la tête (l’hémisphère dominant du cerveau). La réponse du bambin ou de l’enfant d’âge scolaire (parfois de l’adolescent) est écrite de la main non dominante, elle émane donc du « cœur » (l’hémisphère non dominant du cerveau).
Le conte de fée
Il est totalement à la discrétion de l’auteur. Il nous est demandé de raconter l’histoire d’un quelconque personnage en utilisant la troisième personne du singulier. Toutefois l’histoire doit être inspirée de notre histoire personnelle. Il est suggéré que le conte débute par « Il était une fois » : l’histoire se passe dans l’enfance où différentes blessures se sont installées. Puis le conte se poursuit par « Une fois devenu grand » : l’histoire raconte les réactions de cet enfant blessé vivant maintenant dans son corps devenu adulte. Le conte se termine par « Et puis » : ce personnage adulte, toujours décrit à la troisième personne du singulier, fait le constat que sa douleur et ses comportements malsains causés par la dysfonction familiale subie dans l’enfance l’amènent à demander de l’aide.
Les présents textes n’ont été corrigés que légèrement afin de conserver l’originalité et la spontanéité ressenties par l’auteur au moment de la rédaction, surtout lorsque la dictée provient du cœur. Les noms et prénoms utilisés ici sont fictifs; toute ressemblance avec des faits et des personnages existants ou ayant existés serait purement fortuite.
Note pour le lecteur : Tous les textes proposés ici ont été écrits pendant des intensifs de Retrouver l’Enfant en Soi (RES).
Générique (points de repère pour l’usage de l’auteur)
Lettres et conte de fée : RES # 21, le 12 août 2011
(Majoric D\RES 21 Lettres et conte de fée 12 août 2004 corrigés.docx)
Lettres et conte de fée de Majoric D (corrigés le 28 octobre 2022)
(Rendu anonyme en changeant les prénoms et recorrigé légèrement le 20 mai 2025)
Révision : 23 décembre 2025
