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Majoric


Lettres à l’Enfant Intérieur et Contes de Fée # 19


Titre : Angelo rassure Enfant Écureuil de sa conception jusqu’à sa naissance.

CF-RES # 19, le 10 décembre 2010

Début des lettres 

1-       Lettre de l’adulte Majoric au petit Majoric lorsqu’il était bambin

Adulte (main dominante) : Bonjour beau et intelligent Petit Majoric, comment vas-tu?

Bambin (main non dominante) : Ouf! C’est difficile de me trouver à cet intensif RES, car c’est comme si je n’avais pas de papa. En tout cas, pas le papa tendre, amoureux et attentif que je voudrais.

Adulte (main dominante) : Tu as bien raison mon cher Petit Majoric, et j’en suis vraiment désolé. Je connais ta blessure d’abandon, celle qui te fut infligée dans ton enfance, principalement par l’absence de ton papa et parfois celle de ta maman. Moi seulement, l’adulte que tu es devenu, aidé par notre Dieu, peut combler en toi ce besoin. Veux-tu que j’essaie d’être ce papa et cette maman?

Bambin (main non dominante) : Oh oui! Car à chaque fois tu es à mon écoute et que tu me parles, je me sens instantanément apaisé. De ce temps-ci, j’ai très peur du futur; toutefois je vous fais confiance, à toi et à notre Dieu. D’un autre côté, tu me sembles parfois un peu perdu de ce temps-ci, alors cela fait augmenter mes craintes du futur.

Adulte (main dominante) : Oui! Tu as bien raison de penser ainsi, beau et intelligent Petit Majoric. Ces temps-ci, j’essaie de faire plus confiance à mon Dieu et d’expérimenter de la nouveauté; mais tout comme toi, moi aussi j’ai parfois peur. Alors si tu veux bien, ne lâchons pas la main de notre Dieu, et ne lâchons pas notre main non plus! Veux-tu que nous continuions ainsi cher Petit Majoric que j’aime beaucoup?

Bambin (main non dominante) : Merci à toi, qui est à la fois mon papa et ma maman! Je veux bien continuer d’expérimenter cette nouveauté avec toi. X X

2-       Lettre de l’adulte Majoric au petit Majoric d’âge scolaire

Adulte (main dominante) : Bonjour Petit Majoric de douze ans, en septième année du primaire. J’ai vu toute la peur qui t’habitait pendant la méditation de cet avant-midi, alors que tu étais dans cette grande école de la ville.

Petit Majoric écolier (main non dominante) : Oui j’ai très peur de mourir! Je me suis toujours senti aimé à mon ancienne école de campagne, mais dans cette grande école de la ville, je ne ressens aucun amour de mon entourage, surtout pas de mon institutrice Cécile D.

Adulte (main dominante) : J’aurais bien aimé prendre soin de toi dans ces moments-là mon cher Petit Majoric, en septième année. Si tu pouvais parler à ton institutrice, que lui dirais-tu?

Petit Majoric écolier (main non dominante) : Je lui crierais : « Je suis encore très en colère contre toi. Je ne me suis pas senti du tout aimé par toi. Tu n’as jamais pris conscience de tout ce que tu m’infligeais comme blessures. Maintenant que tu es décédée et que tu es dans la lumière divine, pourrais-tu prendre soin de mes blessures? Et tant qu’à y être, pourrais-tu prendre soin aussi des blessures que le frère préfet de discipline de cette école m’a infligées en raison de l’immense gifle au visage qu’il m’a donnée? Je n’avais pourtant presque pas parlé lorsque nous nous tenions en rang dans la cour de l’école? Je vous en veux encore beaucoup à tous les deux, mais maintenant, j’aimerais qu’il se fasse plus de paix en moi, par rapport à vous. »

Adulte (main dominante) : Wow, wow mon beau Petit Majoric! Cette manière de t’exprimer envers tes abuseurs est vraiment une superbe bonne méthode de prendre soin de toi. Peut-être qu’après coup, nous aurons tous deux moins peur des imprévus de la vie; notre année de septième primaire a vraiment été mortifiante et remplie de beaucoup d’imprévus pour nous deux. Je t’aime mon cher Petit Majoric de douze ans! X

Petit Majoric écolier (main non dominante) : Moi aussi je t’aime mon cher papa Majoric! X

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CONTE DE FÉE : Angelo rassure Enfant Écureuil de sa conception jusqu’à sa naissance.

Résumé du conte de fée # 19 :  L’auteur, à travers ses deux personnages principaux, Enfant Écureuil (la partie animale du personnage), et Angelo (sa partie divine), nous raconte le début de leur vie intra utérine dans un dialogue des plus touchants et très révélateur. L’outil de composition, main dominante et main non dominante, fournit des informations inédites à propos des mystères divins de la vie. Quelles sont-elles?

Début du conte :

(Prière de l’auteur avant l’écriture de son conte de fée : « Jésus à venir au monde à Noël, soit dans quinze jours, aide-moi à naître moi aussi. »)

Petit Majoric intérieur (main non dominante) : Il était une fois, dans le paradis où…

Majoric Adulte (main dominante) : Vas y mon beau Petit Majoric intérieur à l’air intelligent, raconte ta belle histoire à propos d’un Enfant Écureuil.

Petit Majoric intérieur (main non dominante) : Cher Papa Majoric, je sais que tu m’aimes et que tu veux m’encourager; mais si tu ne me laisses pas la chance de commencer mon histoire, je ne vais pas pouvoir la raconter.

Majoric Adulte (main dominante) : Je suis vraiment désolé de mon intervention! Alors si tu veux bien continuer.

Petit Majoric intérieur (main non dominante) : Je disais donc : il était une fois, dans le paradis des écureuils, un esprit divin qui avait exprimé à Grand Écureuil suprême le désir de venir sur la terre pour expérimenter la condition de vie des écureuils. Or, cet esprit divin, nommé Angelo, se tenait là, à discuter paisiblement avec un autre ange, de sa mission sur terre. Il lui racontait que Grand Écureuil suprême désirait avoir une personne de plus à adorer, donc, un écureuil se devait de venir au monde. Juste au moment où il finissait sa phrase, Angelo se senti comme aspiré de l’intérieur; il lui était impossible de résister à cette étrange force qu’il n’avait jamais ressentie auparavant.

Je te remercie beaucoup Papa Majoric de m’avoir laissé composer l’entrée de jeu de ce conte! Je te laisse raconter la suite.

Majoric Adulte (main dominante) : Merci cher Petit Majoric! Comme j’aime pouvoir accéder à ces doux souvenirs passés. Voici donc la suite de notre belle histoire cher Petit Majoric intérieur.

Au même moment, quelque part sur terre, un papa écureuil avait flairé l’odeur irrésistible d’une jolie femelle en période de « chaleurs ». De son côté, cette jolie femelle ne pouvait résister à l’attrait d’un tel panache poilu; il était vraiment soyeux, et elle n’avait jamais vu de tels poils de garde. Impossible de quitter du regard ce mâle qui laissait onduler son merveilleux panache au gré du vent. Toujours est-il que, lorsque les temps furent à leurs combles, arriva ce qui devait arriver sexuellement entre deux écureuils. Il n’en fallait pas plus pour qu’Angelo — tout juste aspiré du monde divin — se retrouve dans le ventre chaud de Maman Écureuil. La nature étant ce qu’elle est, la division des cellules allait déjà bon train dans le ventre de la maman écureuil afin qu’advienne le jour où il y en aurait des milliards; Enfant Écureuil pourrait dès lors venir au monde.

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Angelo (main non dominante) : M’entends-tu, Enfant Écureuil à naître, merveilleux petit animal à l’intérieur du ventre de ta maman? Sache que moi, Angelo, je réside dans ton cœur depuis le tout début. Il m’arrive parfois d’y ressentir d’immenses compressions venant des parois de ton cœur, genre de grosses contractions musculaires.

Enfant Écureuil (main non dominante) : Ah, moi, je ne ressens absolument rien de cela! Pour ma part, je suis très bien ici, je trouve le monde merveilleux. J’ai tout ce qu’il me faut. Toutefois, je ne sais absolument pas où Je suis, ni Qui Je suis.

Angelo (main non dominante) : Moi je me sens léger comme une Âme. Wow! Comme c’est merveilleux de vivre dans ce monde des écureuils. Grand Écureuil suprême m’avait toutefois prévenu qu’il y aurait de grandes turbulences sur terre, mais je ne ressens rien de cela. Tout est très calme dans le cœur de ton merveilleux petit corps dans lequel je me suis « incarné ». Je te remercie de m’y avoir si bien accueilli, cher Enfant Écureuil ! Dis-moi, comment te sens-tu présentement ?

Enfant Écureuil (main non dominante) : Tout allait bien pour moi. Toutefois, depuis un certain temps, en fait je ne sais pas depuis combien de temps, car je n’ai aucune notion du temps qui passe, je me suis senti un peu moins en sécurité. Mon univers semble avoir basculé, si bien que j’ai l’impression de me trouver la tête en bas. De plus, j’ai senti de gros tremblements de « Monde », même si je ne sais pas qui est ce personnage — en fait, Enfant Écureuil ne savait pas que « Monde » était tout simplement Maman Écureuil qui le portait dans son ventre —, alors j’ai peur, très peur même. Justement, voici une autre secousse de ce tremblement qui arrive et qui me compresse tout le corps; elle provoque en moi la fameuse question : « Vais-je mourir écrasé? » Au secours, Angelo! Je t’en prie, viens à mon aide, je pense que je suis en train de mourir!

Angelo (main non dominante) : Cher et merveilleux petit corps d’Enfant Écureuil, je suis ici, avec toi. N’aies pas peur, je continue de résider tout au fond de ton cœur, là où tout est calme; tu n’es donc pas seul. Parfois c’est comme si je vivais à la surface d’une mer très agitée; puis, plus je descends dans ses profondeurs, moins je ressens les turbulences de la surface. Mon cher Enfant Écureuil, je pense que tu es en train de naître!

Enfant Écureuil (main non dominante) : Que veux-tu dire par « naître »? Ta voix et ta présence me rassurent, mais les secousses de « Monde » reviennent à intervalle de plus en plus rapprochées.

Angelo (main non dominante) : Oui cher Enfant Écureuil ! Ton petit cœur dans lequel je réside, a été créé dès l’instant où un mâle et une femelle écureuils se sont donnés l’un à l’autre : cette femelle a ressenti un plaisir à en perdre la raison lorsqu’elle s’est fait arroser l’intérieur du ventre — c’est d’ailleurs dans ce ventre-là que toi et moi, nous nous trouvons présentement —, et que l’autre partenaire, tout ratoureux de délicatesse qu’il était, est devenu complètement « gaga », à en perdre la raison lui aussi, lorsqu’il a ressenti qu’une partie de son essence giclait hors de son bas ventre.

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Majoric Adulte (main dominante) : « Un ventre? Naître? de questionner Enfant Écureuil. » Puis il ressentit de très, très grosses secousses de « Monde ». Toutefois, Angelo ne cessait pas de lui parler à travers la paroi de son petit cœur pour qu’il soit constamment rassuré. Finalement, à la suite d’une énorme secousse de « Monde », Enfant Écureuil se retrouva expulsé hors de « son monde », en fait le monde qu’il croyait être le sien. Angelo continuait d’être avec lui dans son cœur, et sans relâche il le rassurait. On aurait dit qu’Angelo savait déjà tout cela, comme s’il en avait été instruit par Grand Écureuil suprême.

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Enfant Écureuil (main non dominante) : Wow, wow! Mais où suis-je? Quelles sont ces étincelles de lumière, tout de même un peu brouillées, qui génèrent toutes sortes de couleurs? Elles me font mal aux yeux. Mais quel est donc ce gaz qui pénètre en moi? Il semble alimenter deux pompes, sorte « d’échangeur d’air », que j’ai en dedans de moi. Quel est donc ce liquide chaud qui passe sur ma langue et qui est si apaisant lorsqu’il coule vers mon ventre? Mais, mais! Que se passe-t-il sur ma peau? Je sens des caresses de pattes amoureuses, et une langue qui lèche tout mon corps. Ah oui, j’oubliais! Angelo m’a prévenu que je devais naître. Alors, si naître me procure toutes ces agréables sensations, je veux bien naître encore et encore! Angelo, où es-tu? Angelo…, Angelo es-tu encore avec moi?

Angelo (main non dominante) : Oui, oui! Je suis toujours ici, tout au fond de ton cœur, là où tout continue d’être très calme ! Rappelle-toi, Enfant Écureuil, le fond de la mer est toujours beaucoup plus calme en dépit des grandes agitations de surface. Je suis et resterai toujours au fond de ton cœur, cher Enfant Écureuil; je continuerai constamment de te parler avec ma voix que tu trouves si apaisante. Toutefois, c’est seulement lorsque tu feras du calme dans ta vie ou que tu admettras ton impuissance devant la Vie que tu pourras entendre, émanant du fond de ton cœur, ma petite voix douce et sereine.

Cher Enfant Écureuil, une fois devenu grand, tu auras très souvent à naître à de la nouveauté, car toi et moi sommes liés l’un à l’autre, et nous avons une mission unique à accomplir sur terre. Si bien qu’à chaque fois que je constaterai qu’il serait temps que tu écoutes mes paroles de sagesse, mais que tu refuseras de me prêter attention, j’engendrerai de la souffrance chez toi. Celle-ci te fera alors te tourner vers ton cœur, là où je résiderai en permanence; dès lors, tu seras en mesure d’entendre mon message. Tout au long de ta vie, lorsqu’il sera temps que tu vives une nouveauté susceptible de nous faire grandir tous les deux, ton refus me forcera à provoquer de fortes contractions en toi, la plupart du temps sous forme de dégoût ou de dépression plus ou moins intense. Ainsi cela t’amènera à grandir davantage, comme en une sorte de naissance de plus en plus spirituelle. Mais la dernière naissance spirituelle que tu auras à vivre, la plus importante de ta vie, sera celle provoquée par la mort physique de ton corps. Souviens-toi toujours que, moi Angelo, l’esprit divin du merveilleux Enfant Écureuil intérieur que tu es, je suis et serai toujours avec toi, car « Je Suis… Toi »!

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Majoric Adulte (main dominante) : C’est ici que se termine notre histoire. Comment te sens tu, mon cher et précieux Petit Majoric intérieur?

Petit Majoric (main non dominante) : Je dirais haut et fort : wow, wow! Toutefois, je vais attendre d’avoir relu ce conte de fée que notre Âme — autrement dit, notre Petit Majoric Divin — nous a fait écrire, puis je te dirai comment je me sens. Merci, cher Majoric Adulte, mon moi du futur, de ta grande patience, et d’avoir accepté d’écrire de ta main non dominante la quasi-totalité de ce merveilleux conte de fée! Je t’aime! X X

Majoric Adulte (main dominante) : Moi aussi je t’aime mon très intelligent Petit Majoric intérieur. Je n’oublie pas la présence inspirante et silencieuse de Petit Majoric Divin et de Majoric Adolescent divin, tous deux appelés Angelo ou « notre Âme ». X X

Fin de mon conte de fée.


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Règles suggérées pour l’écriture des lettres et du conte de fée. Ces règles sont reproduites ici pour une meilleure compréhension par le lecteur. 

Lettres entre l’adulte et son enfant intérieur  

Avant d’écrire ces lettres, nous aurons d’abord été invités à vivre une méditation (imagerie mentale) nous guidant vers l’âge d’un bambin, puis un peu plus tard, suivra une méditation vers l’âge scolaire (école primaire ou secondaire). Chacune des méditations aura été suivie d’un atelier de mise en situation où un des participants, chacun son tour, s’assoit sur une chaise, ferme les yeux, et devient l’enfant qu’il a rencontré lors de la méditation. Les autres personnes de son petit groupe jouent alors le rôle soit d’un bon parent ou de tout autre personnage que « l’enfant sur la chaise » aurait besoin de rencontrer. Le dialogue s’engage alors entre « l’enfant » et chacune des autres personnes qui elle, est dans un jeu de rôle. À noter que l’enfant assis sur la chaise ne joue absolument aucun rôle, il est dans sa réalité du passé. 

En résumé, ces activités se font dans cet ordre-ci : méditation du bambin, atelier de mise en situation, écriture de la lettre de/vers le bambin. Ensuite, méditation à l’âge scolaire, atelier de mise en situation, écriture de la lettre de/vers l’écolier. 

Dans ces lettres, l’adulte écrit de sa main dominante; la composition provient donc de la tête (l’hémisphère dominant du cerveau). La réponse du bambin ou de l’enfant d’âge scolaire (parfois de l’adolescent) est écrite de la main non dominante, elle émane donc du « cœur » (l’hémisphère non dominant du cerveau). 

Le conte de fée 

Il est totalement à la discrétion de l’auteur. Il nous est demandé de raconter l’histoire d’un quelconque personnage en utilisant la troisième personne du singulier. Toutefois l’histoire doit être inspirée de notre histoire personnelle. Il est suggéré que le conte débute par « Il était une fois » : l’histoire se passe dans l’enfance où différentes blessures se sont installées. Puis le conte se poursuit par « Une fois devenu grand » : l’histoire raconte les réactions de cet enfant blessé vivant maintenant dans son corps devenu adulte. Le conte se termine par « Et puis » : ce personnage adulte, toujours décrit à la troisième personne du singulier, fait le constat que sa douleur et ses comportements malsains causés par la dysfonction familiale subie dans l’enfance l’amènent à demander de l’aide. 

Les présents textes n’ont été corrigés que légèrement afin de conserver l’originalité et la spontanéité ressenties par l’auteur au moment de la rédaction, surtout lorsque la dictée provient du cœur. Les noms et prénoms utilisés ici sont fictifs; toute ressemblance avec des faits et des personnages existants ou ayant existés serait purement fortuite. 

Note pour le lecteur : Tous les textes proposés ici ont été écrits pendant des intensifs de Retrouver l’Enfant en Soi (RES). 

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Générique (points de repère pour l’usage de l’auteur)

Lettres et conte de fée : RES # 19, le 10 décembre 2010

(Majoric D\RES 19 Lettres et conte de fée 10 décembre 2010 corrigés.docx)

Lettres et conte de fée de Majoric D (corrigés le 19 octobre 2022) 

(Rendu anonyme en changeant les prénoms et recorrigé légèrement le 31 mars 2025)

Révision : 23 décembre 2025 

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