
Mathieu
RES-28, le 6 décembre 2013
Ouverture # 28 Résumé : Que vais-je découvrir en visitant ma maison intérieure? Pourquoi avoir si peur de vivre un premier intensif RES? Certains exemples de la vie courante démontrent que je ne suis plus seul. Mais alors, qui m’accompagne? Quels sont les bons fruits que donne l’intensif RES?
Début du texte d’ouverture :
L’intensif Retrouver l’Enfant en Soi a changé le cours de ma vie! Jusqu’à quel point est-ce vrai?
-Après avoir vécu plus de vingt-sept intensifs RES, je réalise que beaucoup de choses m’ont été révélées à mon endroit. RES m’a obligé à entrer « chez moi », dans ma maison intérieure. J’ai alors découvert que j’avais un beau petit enfant qui y vivait. Il se tenait là, seul, dans une grande maison sombre et vide; c’est que l’éclairage y était très déficient.
-Mon tout premier intensif a été une vraie découverte. Au début, j’avais très peur d’y participer. Mais peur de quoi? D’y découvrir des choses qui feraient sans doute mal, très mal même! Mais d’un autre côté, je faisais confiance. Et si mon Dieu avait tout organisé pour que je me retrouve ici en fin de semaine? Il devait sûrement avoir de bonnes raisons d’agir ainsi! C’était sans doute sa réponse à mes prières les plus implorantes. Toutefois, ce que je risquais d’y découvrir m’effrayait énormément.
-Depuis ce moment où j’ai enfin osé m’inscrire, mon travail intérieur a débuté. Il me restait à m’amener ici, avec vous tous par un quelconque moyen de transport. Une fois ici, il me restait à demeurer à l’écoute de mon enfant intérieur blessé. C’est lui qui cognait à ma porte…, la porte de mon cœur. Alors, à chacun de nous, je puis dire : « Tourne tes yeux vers ton intérieur…, et écoute… N’entends-tu pas ton enfant intérieur frapper tout doucement à ta porte? »
-Si tu le veux bien, nous allons t’accompagner pour t’aider à l’entendre, puis à lui ouvrir la porte! Tu as encore peur…? Tu as bien raison…, car tu as toujours été seul pour aller vers cette découverte intérieure! Toutefois, sache que, tout au long de cette fin de semaine-ci, tu ne seras pas du tout seul. Et il en sera de même lorsque tu repartiras vers chez-toi dimanche après-midi. J’ose t’affirmer que, dorénavant, si tu y consens vraiment…, tu ne seras plus jamais seul!
Voici quelques exemples qui démontrent que je ne suis plus seul:
1- Cette semaine, alors que j’étais à visionner un film au cinéma, je pleurais à chaudes larmes lorsque le papa, d’un commun accord avec son fils adulte, retournait dans le passé, au temps où ce fils avait dix ans, et que tous deux se tenaient par la main. Ces larmes étaient savoureuses pour moi. Alors même si mon père est décédé depuis quinze ans, je lui ai demandé de me ramener, en imagerie mentale, aux temps de mes sept ou huit ans. En me basant sur mes réactions des premiers intensifs RES, il m’a semblé que son absence m’avait beaucoup marqué. Au lendemain matin du cinéma, assis sur le bord de mon lit, encore à demi endormi, je me suis souvenu qu’à cette époque, mon papa me conduisait à chaque jour à bord de sa camionnette, pour les quatre trajets entre l’école et la maison, soit matin et soir pour son travail, et l’aller-retour du dîner à la maison. Je me suis rappelé qu’à chaque matin, lors de notre trajet vers la ville, je répondais aux refrains des prières que mon père lançait. Toujours au lendemain du fameux film, j’ai remercié mon papa de m’avoir fait visiter cette fresque de sa présence. Puis j’ai ajouté : « C’est de ta présence que j’aimerais que tu me combles, alors que j’avais sept ou huit ans, et non pas de cette période de mes douze ans. » Le lendemain matin, j’entendis une petite voix intérieure me dire : « Même si elle a été souvent très déficiente, ton papa va te combler de sa présence. Toutefois, la plupart du temps, il le fera à ton insu; c’est donc dire que tu ne le ressentiras pas sur le coup. Mais lors de certaines circonstances, tu constateras que le vide de sa présence se sera de beaucoup atténué. Fais confiance à ton papa qui vit maintenant dans la lumière divine, il travaille très fort à réparer ses erreurs. » Je savais que ce discours intérieur m’était dicté par mon petit enfant intérieur. Wow, wow!
2- Autre exemple : Quelques matins plus tard, lors de ma prière du matin, je sentais un bien être immense en moi. Tout ceci faisait suite à deux mois de crise de panique: crise découlant de « la montagne » de travail que j’avais à accomplir, même si j’étais à la retraite depuis plusieurs années. J’ai alors posé la fameuse question à mon cher Petit Majoric intérieur: « Comment vas-tu ce matin? » Et lui de répondre : « Lorsque je suis avec toi qui es à la fois ma maman et mon papa Majoric, tout va très bien! » Puis j’ai lancé une autre question : « Et toi Égo, comment vas-tu? » Et là, j’ai senti tout le poids de la panique. Je venais de comprendre que ce n’était pas moi, l’adulte que je suis, qui vivait de l’anxiété, mais c’était plutôt mon Égo. En effet, il avait une peur « bleue », parfois à m’en couper le souffle, de ne pas arriver à me faire effectuer tout le travail qu’il croyait devoir être fait lors de cette seule journée. C’est que mon Égo est dans le Faire, la Performance, et il vit dans ma tête; alors que mon Petit Majoric intérieur est dans l’Être, et il vit dans mon cœur.
3- Un dernier exemple : Encore quelques jours plus tard, mon cœur consentait à prêter sept-cents dollars à un jeune homme, quasi un inconnu; en fait, il s’agissait du co-locataire d’une bonne amie. C’était toutefois un prêt qui me semblait plutôt risqué. Selon les dires de cet emprunteur de trente-huit ans, il était dans l’obligation de vivre avec des prestations d’Aide d’Assistance Sociale depuis plus d’un an du fait qu’il traversait une mauvaise passe. De mon côté, mon cœur jugeait que cet argent semblait le maillon qui manquait à la réussite d’un projet qui permettrait à cette personne de relancer sa vie. « Comme demandé, je t’apporterai l’argent « liquide » ce soir à dix-huit heures » lui dis-je. De retour chez moi, la demande avait eu le temps de voyager de mon cœur vers ma tête. Et là, je paniquais littéralement. Même mon Égo paniquait : « Tu vas perdre cet argent, tu es fou, tu fais confiance à tout le monde ». Quel combat intérieur entre mon cœur, là où mon Petit Majoric intérieur se sentait très serein avec sa décision, et ma tête, là où mon Égo paniquait, lui, qui était si logique, froid et performant! Alors moi, l’adulte que je suis, j’ai répondu à mon Égo : « Même si ma décision peut te sembler folle, je préfère plutôt me fier à ma petite voix intérieure, celle de mon cœur, là où réside mon Petit Majoric intérieur, et mon Dieu. Je vais donc aller porter « l’argent » à cette personne, en retour d’un papier qu’il m’aura signé, une promesse formelle de remboursement complet avant la fin des deux prochains mois, soit la fin février. » Et c’est exactement ce que j’ai fait. Qu’est-il advenu de ce prêt sans intérêt? Il faudra lire la réponse dans le prochain conte de fée, soit celui du 14 mars 2014, lors de l’intensif RES #29.
(Fin des exemples.)
-Pour moi, les fruits de l’intensif RES se résument à peu près à ceci : « Je suis habité par un Petit Majoric intérieur blessé, mais en rétablissement, qui a extrêmement confiance en l’adulte qu’il est devenu, soit la Maman et le Papa que je suis à son égard. Il y a aussi le fait que je suis habité par Égo qui est comme le « moteur » de ma vie. Ce dernier doit toutefois être freiné, et même beaucoup freiné, sinon ses exigences me conduiraient à l’épuisement physique. Il ne faut pas passer sous silence mon cher Dieu, celui qui fait UN avec tous les personnages spirituels qui habitent l’adulte que je suis devenu depuis ma conception. De toute façon, ce Dieu n’habite-t-il pas chacun de nous? Hum!
-L’intensif RES m’a amené à affirmer ceci : « Est-ce que ça valait vraiment la peine que je rentre chez moi? Auparavant, je me cherchais au dehors, alors que j’étais au-dedans. Il n’est pas étonnant que je ne me sois jamais trouvé! Je ne m’habitais tout simplement pas! »
-En guise de conclusion, sache que chacun des membres de la conscience de groupe t’invite à savourer le plaisir de rentrer, puis de vivre chez toi.
-Je nous souhaite donc l’intensif dont chacun de nous a besoin!

Texte d’ouverture : RES # 28, le 6 décembre 2013
(Mathieu P\RES 12 Ouverture 6 décembre 2013 Anonyme.docx)
Texte d’ouverture par Mathieu P (corrigé le 1er septembre 2020)
Le présent texte d’ouverture n’a été corrigé que légèrement afin de conserver l’originalité et la spontanéité ressenties par l’auteur.
Note : Le texte d’ouverture sert surtout à accueillir les nouveaux et à donner à tous les participants le rythme à la fin de semaine.
(Composé le 25 novembre 2013 pour l’intensif RES de décembre 2013)
Révision : 18 mai 2026
