
Mathieu
RES-23, le 9 mars 2012
Ouverture # 23 Résumé : L’auteur nous fait part des bons fruits que l’intensif RES lui a procurés. Il nous fait une présentation assez complète de sa vision de l’égo, et de la manière dont il s’y prend pour devenir le parent aimant de ce dernier. De quelle manière l’auteur arrive-t-il à visualiser en lui tous les personnages spirituels qui l’habitent?
Début de la présentation :
Qu’est-ce que l’intensif RES m’a apporté jusqu’à ce jour?
C’est moi qui aie le privilège de répondre à cette question. Toutefois, chacun des membres de la conscience de groupe aurait pu faire une présentation qui lui soit bien personnelle. Tout comme moi, leur réponse aurait été un cadeau offert à chacun de nous, présent dans cette salle.
En passant, lors de ma présentation, si tu n’aimes pas le mot Dieu, remplace-le tout simplement par ce qui représente ta Force supérieure bien à toi.
Je continue ma présentation. Pour ma part, et ce, depuis les tous débuts de l’intensif RES en août 2003, je crois que cette période fut et continue d’être la plus créatrice de ma vie. Tout a commencé par l’écriture de la procédure de l’intensif. Ça me fait tout drôle au dedans de vous dire cette phrase. En effet, pour ceux qui ne le savent pas, un intensif est d’abord inspiré, j’ose dire par une Puissance supérieure, ensuite cette inspiration est déposée par écrits — jusqu’à ce jour, notre procédure contient plus de soixante-dix pages. Afin de tenir bien vivante et efficace la procédure de notre intensif RES, Dieu s’est manifesté et continue de vraiment le faire à travers la conscience de groupe. Je crois de plus en plus que c’est à travers l’enfant intérieur de chacun de ses humains que Dieu transmet ses messages créatifs.
Après avoir vécu plusieurs intensif RES, j’ose affirmer qu’avant la présence de l’enfant intérieur dans ton corps physique, il y a d’abord eu celle de l’enfant divin, ou encore l’enfant doué : ce sont-là deux termes qu’utilise Bradshaw dans son livre pour signifier le même personnage. Cet enfant divin ou doué, est celui qui provient directement du cœur de Dieu, celui qui EST… lorsque je suis venu au monde, donc celui qui n’a aucune blessure, qui est intact, qui n’a subi aucune distorsion des adultes qui ont à prendre soin de lui. Il est vraiment bien équipé pour être créatif, surtout au niveau de la spiritualité, car il est constamment branché sur le ressenti et dans le moment présent de l’humain que je suis. De plus, il n’a aucune notion du temps qui passe, il n’a aucun moyen de produire « un rendement » ou d’être efficace. En fait, l’enfant divin est à Dieu, ce que l’enfant intérieur blessé est à moi, l’humain.
Au fur et à mesure que le « petit d’humain » prend le l’âge, il essaie de se conformer au modèle que les adultes de son entourage l’obligent à devenir, sous peine d’être coupé de leur amour. Ce sont alors des blessures psychologiques et spirituelles de plus en plus importantes qui s’installent en lui. Ces contraintes donnent naissance à un enfant intérieur de plus en plus blessé. Ce n’est qu’aux alentours de la vingtaine que le corps physique de cet humain termine sa croissance. Toutefois, pendant cette période, à mesure que son cerveau continue se développe, nous assistons à la naissance, puis à la croissance de son égo. J’oserais dire que l’égo est connecté directement au niveau du cerveau, à l’intellect, alors que les émotions sont connectées directement au niveau du cœur, tout comme l’est l’enfant intérieur. L’égo est donc responsable des phrases du genre : « il faut », « je dois absolument », « j’ai à produire », « je me dois d’être efficace », « je n’ai pas le droit de perdre du temps, de m’assoir et de relaxer ». L’égo est en quelque sorte branché sur le cerveau qui commande les muscles. De plus, l’égo n’éprouve aucune émotion, et il est sans limite pour ce qui est de commander le corps; ainsi l’égo pourra conduire mon corps jusqu’à l’épuisement physique le plus total si je n’apprends pas à devenir son parent, c’est-à-dire à m’en occuper.
D’un autre côté, ma vie d’adulte continuera d’être empoissonnée par toute sorte de réactions émotives si je n’entre pas en contact avec mon enfant intérieur blessé en vue d’en prendre soin. Personnellement, j’arrive à être davantage le parent aimant, c’est-à-dire le bon papa et la bonne maman que mon enfant intérieur aurait eu le droit d’avoir dans son enfance. Lorsque je deviens cette sorte de parent pour lui, je sens aussitôt une paix intérieure s’installer en moi, car mon enfant intérieur se sent accompagné, il se sent guidé, il ne se sent plus seul au monde; en fait il n’a plus peur. Et nous savons que la peur est à la base de tous les « malheurs » qui nous arrivent. Pour ma part, lorsque j’ai peur, j’ai le pouvoir de transformer toute situation plutôt normale, en situation de malheur apparent. Cependant, en devenant le parent de mon enfant intérieur blessé, je peux l’aider à transformer toutes les situations négatives, en occasion de voir la vie autrement, de nous adapter aux situations, de constater que Dieu n’attend que notre approbation pour qu’il nous aide à voir ces situations devenir des situations miraculeusement avantageuses pour nous.
À l’opposé, mon égo requiert beaucoup plus d’attention. Je dois en prendre soin à un tout autre niveau; je ne peux l’accompagner dans ses émotions, car il n’en éprouve aucune. C’est comme s’il n’avait pas de cœur, mais seulement une tête ou un cerveau. Toutefois, selon mes nombreuses observations, il est tout simplement « connecté » autrement. Depuis deux ans maintenant, je travaille beaucoup à modifier les comportements de mon égo. Au lieu de vous dire ce que mon égo n’est pas, je vais tenter de vous faire voir comment j’essaie, à longueur de journée, d’être son parent aimant, surtout pendant chacune de mes deux périodes de silence journalières de trente minutes. Ainsi, avec ma main posée sur le haut de mon estomac, j’y exerce une petite pression, car je crois que c’est là que l’égo réside en moi. Mon enfant intérieur semble plutôt résider à la hauteur de mon plexus solaire. D’autres fois, il m’arrive de placer une main au niveau de mon cœur pour visualiser mon enfant doué — ou enfant divin —, et l’autre main en bas de mon ventre et ainsi visualiser mon adolescent doué — ou adolescent divin. Il m’arrive aussi de placer mes deux mains jointes sous le menton, sorte de petit abri, pour visualiser tout « ce monde en moi », mon Dieu inclus. Je crois sincèrement que tous ces petits personnages intérieurs représentant les différentes parties spirituelles de mon être sont une incarnation de mon Dieu. Cool hein!
Je termine mon texte d’ouverture en vous disant comment je m’y prends pour être le parent aimant de mon égo, ma façon de tenter de l’apprivoiser. J’essaie d’abord de le visualiser, puis je lui dis : « Si tu veux bien, toi et moi, nous allons faire confiance à la Vie, puis nous verrons bien ce que cela va donner. Nous allons ensuite prendre le temps de nous laisser regarder et aimer par Dieu notre créateur, et nous allons lui demander ce qu’il attend de nous pour aujourd’hui. Fais-moi confiance mon cher égo, je t’aime tel que tu es! Même si je prends le l’âge, nous n’allons pas mourir tout de suite, surtout si tu acceptes que Dieu nous aide ! Tu as sûrement constaté que lorsque Dieu nous guide et nous indique quand effectuer un travail, toi et moi produisons davantage. »
« Nous devons cependant accepter que ce soit à son temps à lui; cette attitude nous amènera à être davantage productifs et performants. Ainsi tu n’auras pas à me faire des reproches si jamais je devais rester au lit un certain matin pour cause d’épuisement physique temporaire du fait d’avoir trop travaillé ou trop produit. En ce sens, je te remercie mon égo de m’aider, de « relâcher la pression » à mon égard et de me faire confiance. »
« Contrairement à ce que tu entends chez d’autres, tu sais que je ne désire absolument pas ta mort. Je veux même que tu traverses « la barrière du temps » avec moi. Après tout, c’est Dieu qui t’a créé tel que tu es en moi, il devait sûrement avoir une bonne raison de le faire, alors considère que tu fais partie de moi. Nous sommes éternels, toi et moi, de même que tous les autres personnages qui m’habitent. Cher égo, je t’aime! ».
J’entends alors que mon égo est d’accord que nous agissions tous les deux ainsi. La pression baisse, et la sérénité s’installe.
Suite de ces deux dernières années où j’ai beaucoup travaillé à devenir le parent aimant de mon égo, il me fait beaucoup plus confiance.
Ce sont là des choses que l’intensif RES a produit en moi jusqu’à maintenant. Pendant chacune de mes périodes de silence, tous ces personnages intérieurs, sortis directement de l’intensif RES, vivent au dedans de moi. Eux et moi, l’adulte que je suis, formons un « tout » avec notre Dieu. Chers participants, vous n’avez pas nécessairement à me croire; mais, moi j’y crois vraiment!
J’ose affirmer : « Ne vous abandonnez pas en route, continuez la quête de vous-mêmes en vous aimant davantage. Découvrez quelle est votre vérité. »
En ce sens, l’intensif RES est un très bon moyen de « rentrez chez soi », de vivre au-dedans, et non pas en dehors de soi-même. Il y a une chose que je sais maintenant : « C’est au-dedans de moi que j’habite ».
Je nous souhaite l’intensif dont chacun de nous a besoin!
Merci d’avoir eu la patience de m’écouter. Je termine en disant : « Rassurez-vous, les autres membres de la conscience de groupe sont bien moins « flyés » que moi! »
Merci mon Dieu de tous nous aider !
GÉNÉRIQUE (points de repère pour l’usage de l’auteur)
(Mathieu P\RES 23 Ouverture 9 mars 2012 Anonyme.docx)
Texte d’ouverture par Mathieu P. (corrigé le 29 août 2020)
(Recorrigé légèrement et rendu anonyme en changeant les prénoms le 25 mai 2025)
Révision : 29 décembre 2025
Le présent texte d’ouverture n’a été corrigé que légèrement afin de conserver l’originalité et la spontanéité ressenties par l’auteur.
Note : Le texte d’ouverture sert surtout à accueillir les nouveaux et à donner à tous les participants le rythme à la fin de semaine.
