
Majoric
Lettres à l’Enfant Intérieur et Contes de Fée # 35
Titre : Perte d’un rêve au sein de son Église
CF-RES–35, le 7 décembre 2007
Début des lettres
1- Lettre de l’adulte Majoric au petit Majoric lorsqu’il était bambin
Adulte (main dominante) : Cher Petit Majoric de neuf mois, s’amusant dans un carré de sable, vêtu seulement d’une couche, sous un soleil radieux, comment vas-tu?
Bambin (main non dominante): Cher papa Majoric, dernièrement, notre Église a voulu censurer le contenu de l’homélie que je proposais de composer pour un certain dimanche, lors de la célébration de la parole. Alors même si, selon l’imagerie mentale d’hier soir, je n’ai que neuf mois, je vis déjà à travers toi, le deuil des activités pastorales que je ne pourrai plus exercer à soixante-huit ans. Tout cela me fait d’ores et déjà très mal au dedans, car lorsque je serai rendu à ces années-là, on censurera ce que mon cœur aimera le plus faire pour les paroissiens : parler de Dieu et de la Vie.
Adulte (main dominante) : Merci, beau Petit Majoric à l’air intelligent, en couche et en bedaine, dans ton carré de sable, sous ce magnifique soleil! Pendant la chanson « Prendre un enfant par la main », que nous avons fait jouer ce matin, je t’ai entendu me raconter, en ce temps très difficile pour toi et moi, à quel point tu as davantage besoin d’être accompagné et porté par moi, qui suis à la fois ton papa et ta maman adulte. Il est extrêmement difficile pour nous deux de perdre nos rêves par rapport à ce très mauvais accueil venant de notre paroisse. Comment te sens-tu lorsque je te parle ainsi, cher Petit Majoric intelligent, et chez qui l’expression verbale est tellement fantastique?
Bambin (main non dominante): Wow, wow! Je me sens vraiment bien lorsque toi, qui es à la fois mon papa et ma maman, tu es là pour moi!Adulte (main dominante) : Je t’aime, cher Petit Majoric de neuf mois, en bedaine et en couche, jouant dans ton beau carré de sable!
2- Lettre de l’adulte Majoric au petit Majoric d’âge scolaire
Adulte (main dominante) : Bonjour Petit Majoric de douze, treize ou quatorze ans, étudiant en fin de classe primaire, puis en début du secondaire. J’ai vu ce matin, dans l’exercice du jeu de la chaise, que tu invitais des papas et des mamans de remplacement à nous accompagner pour mieux vivre les émotions auxquelles nous serons confrontés à soixante-huit ans; plus précisément, lorsque nous subirons une forme de rejet à la suite des propos que nous tiendrons lors de nos prêches à notre église paroissiale. J’ai vu à quel point la perte de nos rêves te fait déjà très mal. Comment te sens-tu face à tout cela, cher Petit Majoric?
Adolescent scolaire (main non dominante) : Même à travers toi, l’adulte que je deviendrai, ce n’est pas facile de laisser tomber dix années de rêves et d’illusions. C’est comme si c’était moi, l’adolescent que je suis, qu’on rejetait. Je perds cette « tribune » qu’est l’église, où j’avais tant de belles choses et de vérités à dire à propos de Jésus, notre modèle, et à quel point Dieu est autrement plus que ce qu’on nous a enseigné dans notre Église, et même dans le gros livre qu’est la Bible. Cette perte de tribune où je pouvais le « crier » haut et fort me fait déjà mal à en mourir! Je comprends mon Dieu, il a bien raison de tant souffrir.
Adulte (main dominante) : Toi aussi tu as bien raison, beau Petit Majoric de douze, treize ou quatorze ans! De plus, j’aime tellement t’entendre parler à travers la personne que je suis; surtout que tu as tant souffert de ne pouvoir t’exprimer entièrement à cause du bégaiement qui t’affligeait grandement dès ton jeune âge. Mais gardons en mémoire ces quelques précieuses expériences d’avoir dernièrement, réussi à parler fluidement dans cette église. Surtout qu’il s’agit de l’endroit où, jadis, tu avais si peur de bégayer lorsque tu te tenais face au microphone. Wow, wow! que de libération et de guérisons intérieures tu as vécues depuis ce temps-là. Je te rappelle, cher Petit Majoric, qu’à deux reprises, le père Léon Massé, un jésuite — c’est le nom donné à la salle dans laquelle nous vivons nos intensifs Retrouver l’Enfant en Soi (RES) —, nous a révélé de l’intérieur que, si nous n’avons plus à préparer, puis à prononcer des homélies à notre église paroissiale, cela nous donnera davantage de temps pour faire d’autres choses toutes aussi importantes. Lors d’une autre révélation, il a même ajouté : « Je te suggèrerai, en temps opportun, quels seront les différents sujets à aborder, incluant celui de la spiritualité qui prévaut au sein des fraternités anonymes ». Je t’aime, cher Petit Majoric en début d’adolescence, toi, mon « Jeune et Sage Guide intérieur »! X
CONTE DE FÉE : Perte d’un rêve au sein de son Église
Résumé du conte de fée # 35: Ce conte décrit comment la Vie s’y est prise pour vérifier où en était Majoric face à ses blessures du passé, incluant son très important handicap qu’est le bégaiement. Un événement que Majoric qualifiait de « tragique », l’obligea à faire le deuil des prêches qu’il rêvait de livrer devant les paroissiens de son Église. À quel point chacun des enfants intérieurs de Majoric Adulte en a t’il été affecté? Quelle sera la finale de cette soi-disant sombre histoire? De quelle manière pourrait-elle se révéler des plus réparatrices?
Début du conte :
Auteur (main dominante) : Il était une fois un petit garçon de neuf mois, en bedaine et en couche, assis dans un carré de sable, sous un soleil juste assez voilé pour tenir son corps à la bonne température. Il s’appelait Petit Majoric intérieur blessé. En effet, il était « l’enfant intérieur » d’un adulte de soixante-huit ans qui s’appelait Majoric. « Comment? Quoi? Ah! tu dis que tu aimerais parler de ta souffrance! »
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Petit Majoric intérieur (main non dominante) : Oui, exactement, de ma souffrance! Dis-moi, où suis-je? Pourquoi il fait soudainement si noir ici? Qui a éteint les lumières? J’ai mal, j’ai tellement mal au-dedans. En fait, je n’ai pas ressenti cette sensation d’être en train de mourir d’étouffement, depuis que je suis passé par le col de l’utérus de ma maman Rachelle. Mais, où suis-je donc? Quelle est cette lumière qui me donne maintenant tant de douleurs partout dans mon corps lorsque je la regarde?
Majoric Adulte (main dominante) : Cher Petit Majoric intérieur blessé, je suis Majoric Adulte, ton toi de grande personne. Cette « lumière » qui te fait tant souffrir dans tout ton corps, provient du fait que j’ai levé « le couvercle du baril au fond duquel » tu te trouves présentement.
Petit Majoric intérieur (main non dominante) : Oh! Merci de me tendre tes grands bras, et de m’en sortir! J’avais vraiment besoin d’aide! Mais où est passé le soleil? Oh! que ça fait mal en-dedans. La vie est décevante et décourageante. Que s’est-il passé pour que mon « soleil » disparaisse ainsi? Je constate que certaines de mes idées ont même disparu? Où sont-elles allées? En fait, je constate qu’elles n’étaient que des attentes, que des rêves que j’avais élaborés en vue de mon futur. Ils sont maintenant partis en fumée, alors qu’ils devaient se réaliser lorsque j’aurais environ soixante-huit ans.
Majoric Adulte (main dominante) : Excuse-moi, cher Petit Majoric intérieur blessé, de t’interrompre, mais j’entends d’autres gémissements en moi. On dirait qu’ils proviennent d’un autre Petit Majoric intérieur blessé, mais plus avancé en âge que toi. Si tu veux bien, écoutons ce qu’il a à nous dire.
Un autre Petit Majoric intérieur (main non dominante) : Oui, c’est moi qui pousse ces gémissements!
Majoric Adulte (main dominante) : Mais qui es-tu? Quel âge as-tu?
Un autre Petit Majoric intérieur (main non dominante) : Je suis âgé de douze à quinze ans. Merci! cher Majoric Adulte, mon moi du futur, toi qui es à la fois mon papa et ma maman d’amour, de me laisser la parole. Je me sens tellement en confiance auprès de toi. Pendant que je suis à écrire une partie de ce conte qui est le nôtre, j’ai l’impression que le temps, le « Kronos » de ma vie, s’est momentanément arrêté; du coup, cet arrêt met en pause ce mal que je ressens constamment au-dedans. Cher Majoric Adulte, mon moi du futur, peux-tu m’aider à comprendre ce qui est arrivé dans ta vie de soixante-huit ans pour qu’une telle décharge d’énergie soit si douloureuse pour nous, tes Petits Majoric intérieurs blessés de tous les niveaux d’âge de ta vie? Il doit sûrement y avoir eu une grosse, sinon une immense perte de « quelque chose, pour que nous en soyons à ce point tous bouleversés?
Majoric Adulte (main dominante) : Oui! vous avez tous raison, mes chers Petits Majoric intérieurs. Parfois, dans la vie des humains, il y a des croyances et des attentes personnelles qui sont confrontées avec celles d’autres humains. Ce phénomène entraîne souvent des changements de philosophie de vie ici et là, et parfois même une obligation de changement « de route » dans le voyage terrestre de certains humains les plus sensibles, entre autres, moi-même. Dans le monde des adultes, nous appelons cela « la perte d’une illusion » ou si vous préférez, une prise de conscience, souvent trop subite, de la fin définitive d’un rêve qui était illusoire par rapport à soi-même. Dans mon cas, cette perte d’illusion a déclenché une vague de fond, un genre de remous, se répercutant dans tout le cours de ma vie passée. Je constate que certaines vagues sont même allé se fracasser contre les différents « murs » de mon enfance. En fait, dans ce cas-ci, ce fut comme un genre de tsunami qui vous a tous atteints, ravivant du coup de vieilles blessures enfouies au fond de la mémoire de chacun de vous, mes chers Petits Majoric intérieurs blessés. Tout cela a pris l’allure d’une tempête intérieure, car, voyez-vous, dans ma réalité d’adulte, je chérissais depuis une quinzaine d’années, l’idée de livrer des conférences religieuses et spirituelles aux gens de ma paroisse. Au fil du temps, ce désir s’était profondément enraciné dans tout mon corps. En guise de préparation, j’avais commencé à développer, sinon à ébaucher l’écriture de différents thèmes qui s’étaient présentés de temps à autre à mon esprit. C’est ainsi que mes écrits se sont graduellement empilés dans un des classeurs de mon bureau.
J’étais tout de même conscient qu’un gros obstacle perdurait dans ma vie d’adulte : il y avait présence de certaines vieilles blessures emmagasinées ici et là dans la mémoire de chacun de vous, mes Petits Majoric intérieurs blessés, dont toi-même, cher Petit Majoric de douze à quinze ans. Et l’une de ces blessures, sûrement un monstre pour vous tous, mes chers petits, était le fait que j’ai toujours été incapable de parler normalement aux autres personnes pendant les cinquante premières années de ma vie. En fait, j’étais bègue, tout comme Moïse dans la Bible, George VI, roi d’Angleterre et un certain président des États-Unis. À cet effet, mes souvenirs les plus douloureux proviennent du temps où j’avais essayé à quelques reprises, lors des célébrations religieuses du dimanche en fin d’après-midi, de m’exprimer, mais sans jamais vraiment y parvenir, devant l’assemblée de ma paroisse — par le biais d’un microphone, il va de soi. J’y ai vécu beaucoup de honte, une honte des plus toxiques, genre de blessure qui affecta toute ma personne, et même mon âme; ce genre de honte qui bloque toute évolution psychologique et même spirituelle. Tout cela ravivait une multitude de blessures de ma vie passée. J’ai alors mis fin à toutes tentatives d’exprimer aux paroissiens certaines croyances théologiques qui me tenaient vraiment à cœur; j’étais autour de la cinquantaine.
Puis un jour, alors que j’avais soixante-huit ans, il s’est présenté une nouvelle occasion. Il s’agissait d’une invitation qui me permettrait de vérifier où j’en étais par rapport à mes peurs de parler en public. De plus, on me donnait la chance de fréquenter à nouveau cette vieille et fidèle « amie » qu’est ma honte toxique. En fait, on m’invitait à combler le trio du comité responsable des célébrations religieuses. À tour de rôle, chacun de nous agissait en tant que ministre du culte lorsque le prêtre ne pouvait se présenter à la célébration eucharistique dominicale. Avec une crainte anticipée, j’ai tout de même accepté l’offre.
Lors de ma première participation, en décembre 2015, j’avais deux textes bibliques à lire devant les paroissiens, microphone oblige : du point de vue de l’élocution, la lecture fut un très grand succès, donc entièrement conforme à mon cœur. C’était comme si les dernières blessures, on ne pouvait plus sérieuses à propos du bégaiement, s’étaient cicatrisées : une grosse partie de la honte toxique s’était volatilisée. Cet ultime test me permettait d’évaluer tout le travail psychologique effectué lors des dernières années par rapport au bégaiement et la honte toxique qui s’y rattachait.
Lors de ma deuxième participation, soit un mois plus tard, j’avais travaillé plus de six heures à peaufiner l’homélie que je livrerais. Fait à noter, les idées de base de mon texte avaient dû préalablement passer à travers le filtre de l’éthique doctrinale de la coordonnatrice de la paroisse et de l’autre membre très influent de l’équipe. La présentation dura douze minutes. La plupart des paroissiens me réservèrent un très bel accueil. Passe encore!
Lors de ma troisième participation, en janvier 2016, c’était maintenant à moi de présider la cérémonie, c’est-à-dire être le célébrant de la liturgie de la parole. Cette tâche impliquait énormément de lectures à livrer et beaucoup de petits gestes très significatifs à poser; évidemment, l’utilisation du microphone était de rigueur. À ma grande surprise, ce fut une réussite totale. J’avais préalablement rassuré mon Petit Majoric intérieur blessé en lui répétant que ce ne serait pas lui qui aurait à poser les gestes du culte religieux et à parler aux paroissiens pendant les quarante-cinq minutes que durerait la cérémonie. Je lui avais même proposé qu’il « s’assoie symboliquement » sur la balustrade, bien en face de tous ces gens qui ne pourraient évidemment pas remarquer sa présence; ce qu’il fit d’emblée. Wow, wow! Très grande était la guérison de ma honte toxique et du bégaiement. Aucun doute, une fois de plus, c’était-là le résultat d’un travail intérieur effectué auprès de mon Petit Majoric intérieur pendant tout ce temps que je me tenais en face des paroissiens. Entendre ma voix retentir dans toute l’église à travers les haut-parleurs ne déclenchait plus mes blessures du passé. Qui plus est, tout était à la satisfaction du trio que nous formions.
Ma tâche consisterait maintenant à préparer la prochaine homélie. Donc, lors de ma quatrième participation, elle devait avoir lieu le dimanche suivant la fête de Pâques, je désirais parler de la résurrection des corps — le fondement même de notre religion. Toutefois, lors de la réunion préparatoire de notre petit comité, le sujet que je proposais fut totalement refusé par la coordonnatrice de la paroisse et l’autre membre de l’équipe — ce dernier était par ailleurs une personne très influente d’un groupe de prière. On me suggérait de parler plutôt de sujets que je ne trouvais pas très innovateurs. J’ai donc carrément refusé. Je trouvais très à propos de parler du sens de la « résurrection des corps » pour ce dimanche-là. Même en détenant un certificat en théologie et soixante-huit ans d’expérience de vie, mes deux collègues semblaient très méfiants des propos que j’aurais pu tenir à ce sujet. J’ai donc dû me contenter d’être une fois de plus, célébrant de la liturgie de la parole, ce qui m’éliminait d’être le présentateur de l’homélie. J’avais l’obligation de me conformer aux croyances des deux personnes qui, supposément me guidaient. C’en était trop pour moi, ce fut le coup grâce. Ce refus était annonciateur que jamais je ne pourrais présenter un Dieu différent de ce que notre Église nous présentait depuis des siècles; aucune évolution possible à propos de ce Dieu. Je prenais conscience de la perte d’une immense illusion, sinon un rêve. Car, du coup, c’était comme si on venait de me faire renoncer à toutes ces futures « conférences » déjà en préparation que je me proposais de présenter aux paroissiens.
J’ai alors eu une très forte impression que mes conférences proposeraient une croyance en un Dieu beaucoup trop évolué pour ces « gens-là » — les dirigeants de mon Église. Elle ne passerait jamais à travers « le filtre » de la coordonnatrice de la paroisse, de celui de notre co-équipier, sans parler du filtre de tous les prêtres du diocèse et de notre évêque diocésain. Il était assez évident que la peur d’une déviation de la doctrine religieuse guidait leur décision. Je me voyais donc dans l’obligation de renoncer à mon bon vieux projet qui, selon moi, aurait été très novateur pour notre Église. Quel dommage pour nous tous, et pour mon Dieu! Ce dernier continuerait donc de souffrir en silence.
Ce rejet soudain raviva un lot de blessures passées au sein de l’ensemble de mes Petits Majoric intérieurs. Cet événement à caractère religieux marqua la fin d’un rêve, la fin d’une très grosse illusion! Il s’ensuivit une forme de dépression qui dura près de dix jours, soit jusqu’à mon arrivée à cet intensif-ci. D’un autre côté, ces expériences vécues au sein de mon Église — celles de parler en public — démontraient à quel point mes Petits Majoric intérieurs blessés avaient beaucoup évolué vers la guérison par rapport au bégaiement et la honte toxique s’y rattachant depuis les quinze dernières années. Wow, wow! comme cette phrase goûtait bon au-dedans de moi. Je me permets donc de relire cette phrase, juste pour le plaisir de mes Petits Majoric intérieurs blessés : « D’un autre côté, ces expériences vécues au sein de mon Église, démontraient à quel point mes Petits Majoric intérieurs blessés avaient beaucoup évolué vers la guérison par rapport au bégaiement et la honte toxique s’y rattachant depuis les quinze dernières années ». Qui plus est, lors de cet intensif-ci, le Père Léon m’avait révélé à deux reprises, à travers ma petite voix intérieure: « Une des heureuses conséquences de ce qui t’arrive au sein de ton Église présentement, c’est que tu seras beaucoup plus disponible pour ta conjointe Lilou ». Un peu plus tard, il ajoutera : « Une autre belle conséquence de ce qui te semblait négatif, est que cette disponibilité de temps va te permettre d’exprimer au sein des fraternités anonymes que tu fréquentes, cette spiritualité qui t’habite vraiment, chose qu’ils ont vraiment besoin d’entendre, car ton discours provient toujours directement de ton cœur ». Ainsi, je ferai Église autrement, là où sont les enfants de ma Puissance supérieure!
Petit Majoric intérieur (main non dominante) : Wow, wow! et dire que je n’en veux même pas à mon Église, car je pense qu’elle a craint de perdre le contrôle de sa doctrine. Je n’en veux pas non plus à la coordonnatrice de ma paroisse qui est, en quelque sorte, la gardienne de la doctrine de l’Église, tout comme toi et moi, Majoric Adulte, sommes souvent les gardiens de l’esprit de l’intensif RES, et de la Fraternité des Enfants Adultes de familles Dysfonctionnelles ou Alcooliques (EADA), que nous fréquentons depuis fort longtemps.
Majoric Adulte (main dominante) : Merci à vous tous, mes chers Petits Majoric intérieurs blessés, de m’avoir permis de prendre conscience de ces belles et bonnes conclusions! Elles sont de précieuses révélations spirituelles et psychologiques à mon égard!
Ouais! il est toutefois vrai que cette expérience vécue en Église me fit perdre une très grosse illusion ou rêve, à propos du futur de ma vie d’adulte. Mais elle y engendra aussi beaucoup de répercussions en réveillant de vieilles blessures chez mes Petits Majoric intérieurs blessées : qu’il s’agisse du rejet venant des autres, de leur manque confiance à notre égard, de leur désapprobation, et bien d’autres choses encore. D’un autre côté, que de beaux dividendes nous en retirons par rapport à la guérison de nos blessures du passé.
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Auteur (main dominante) : Wow, wow! merci à vous tous, pour votre implication dans l’écriture de ce conte de fée. Merci à l’intensif RES qui permet, en quelque sorte, d’être géniteur et témoin de si importantes révélations, et de si belles fresques de vie! Pour ma part, je n’ai eu qu’à lancer l’introduction à propos d’un magnifique petit garçon de neuf mois, en bedaine et en couche, assis dans un carré de sable; puis d’ajouter une très courte conclusion à cette histoire très touchante, et par la même occasion, combien réparatrice!
Merci, merci, merci! mon Dieu! X X X
Fin de mon conte de fée.
Règles suggérées pour l’écriture des lettres et du conte de fée. Ces règles sont reproduites ici pour une meilleure compréhension par le lecteur.
Lettres entre l’adulte et son enfant intérieur
Avant d’écrire ces lettres, nous aurons d’abord été invités à vivre une méditation (imagerie mentale) nous guidant vers l’âge d’un bambin, puis un peu plus tard, suivra une méditation vers l’âge scolaire (école primaire ou secondaire). Chacune des méditations aura été suivie d’un atelier de mise en situation où un des participants, chacun son tour, s’assoit sur une chaise, ferme les yeux, et devient l’enfant qu’il a rencontré lors de la méditation. Les autres personnes de son petit groupe jouent alors le rôle soit d’un bon parent ou de tout autre personnage que « l’enfant sur la chaise » aurait besoin de rencontrer. Le dialogue s’engage alors entre « l’enfant » et chacune des autres personnes qui elle, est dans un jeu de rôle. À noter que l’enfant assis sur la chaise ne joue absolument aucun rôle, il est dans sa réalité du passé.
En résumé, ces activités se font dans cet ordre-ci : méditation du bambin, atelier de mise en situation, écriture de la lettre de/vers le bambin. Ensuite, méditation à l’âge scolaire, atelier de mise en situation, écriture de la lettre de/vers l’écolier.
Dans ces lettres, l’adulte écrit de sa main dominante; la composition provient donc de la tête (l’hémisphère dominant du cerveau). La réponse du bambin ou de l’enfant d’âge scolaire (parfois de l’adolescent) est écrite de la main non dominante, elle émane donc du « cœur » (l’hémisphère non dominant du cerveau).
Le conte de fée
Il est totalement à la discrétion de l’auteur. Il nous est demandé de raconter l’histoire d’un quelconque personnage en utilisant la troisième personne du singulier. Toutefois l’histoire doit être inspirée de notre histoire personnelle. Il est suggéré que le conte débute par « Il était une fois » : l’histoire se passe dans l’enfance où différentes blessures se sont installées. Puis le conte se poursuit par « Une fois devenu grand » : l’histoire raconte les réactions de cet enfant blessé vivant maintenant dans son corps devenu adulte. Le conte se termine par « Et puis » : ce personnage adulte, toujours décrit à la troisième personne du singulier, fait le constat que sa douleur et ses comportements malsains causés par la dysfonction familiale subie dans l’enfance l’amènent à demander de l’aide.
Les présents textes n’ont été corrigés que légèrement afin de conserver l’originalité et la spontanéité ressenties par l’auteur au moment de la rédaction, surtout lorsque la dictée provient du cœur. Les noms et prénoms utilisés ici sont fictifs; toute ressemblance avec des faits et des personnages existants ou ayant existés serait purement fortuite.
Note pour le lecteur : Tous les textes proposés ici ont été écrits pendant des intensifs de Retrouver l’Enfant en Soi (RES).
Générique (points de repère pour l’usage de l’auteur)
Lettres et conte de fée : RES # 35, le 11 mars 2016
(Majoric D\RES 35 Lettres et conte de fée 11 mars 2016 Anonymes.docx)
Lettres et conte de fée de Majoric D (corrigés le 19 janvier 2026)
(Rendu anonyme en changeant les prénoms et recorrigé légèrement le 14 juin 2026)
Révision : 13 octobre 2026
