
Majoric
Lettres à l’Enfant Intérieur et Contes de Fée # 34
Titre : Petit Majoric discute de spiritualité avec Enfant-Dieu
CF-RES–34, le 11 décembre 2015
Début des lettres
1- Lettre de l’adulte Majoric au petit Majoric lorsqu’il était bambin
Bambin (main non dominante) : Je veux que ce soit moi qui commence à écrire la lettre, car de ce temps-ci, je n’ai pas confiance en toi, Majoric Adulte; ce lien entre nous deux, a été rompu.
Adulte (main dominante) : Pauvre Petit Majoric, je suis vraiment désolé de ce qui se passe en toi. Je ne sais pas quels manquements j’ai pu commettre à ton égard pour que tu en viennes à penser de la sorte face à notre relation. Sache toutefois que je te crois entièrement. Tu as bien raison d’avoir ces pensées, car c’est ce que tu vis! Est-ce mon nouvel engagement envers l’Église qui te dérange ainsi? J’ai besoin que tu m’aides, car je veux vraiment être adéquat, afin de répondre à tes besoins.
Bambin (main non dominante) : Ce n’est pas du tout cela. C’est que, dans tes périodes de silence journalières, tu pourrais au minimum me prendre dans tes bras, par le biais de ton toutou, exactement comme tu le fais présentement en écrivant cette lettre! Ça me fait beaucoup de bien lorsque tu me tiens dans tes grands bras, tout près de ton cœur! Je crois que c’est ça qui m’a manqué le plus dernièrement. Auparavant, tu le faisais assidûment, alors que, depuis un certain temps, tu ne me tiens presque plus dans tes bras. Je demeure alors assis dans le carré de sable de la méditation du vendredi soir à RES, et j’attends que tu sois présent à moi. J’ai neuf mois, et le seul vêtement que je porte est une couche. Toujours selon la méditation, je suis donc en « bedaine », sous le doux soleil, et je suis très à l’aise; me vois-tu? J’ai besoin qu’on prenne soin de moi. Je ne veux donc absolument plus prendre soin des autres à travers toi.Adulte (main dominante) : Tu as bien raison, cher Petit Majoric de neuf mois, en bedaine et en couche, assis, seul dans ce carré de sable. Je t’Aime vraiment, et dès à présent, je vais continuer de faire mes périodes de silence en te tenant, TOI, dans mes bras, à travers mon toutou. Je te remercie de tenter à nouveau de me faire confiance, en commençant par me parler honnêtement comme tu sais si bien le faire habituellement! X X
2- Lettre de l’adulte Majoric au petit Majoric d’âge scolaire
Adulte (main dominante) : Bonjour, cher Petit Majoric, écolier de tous les âges! Je t’aime tel que tu es, et tu n’as pas à m’aimer en retour!
Petit Majoric d’âge scolaire (main non dominante) : Au contraire, je veux t’aimer, et je t’aime déjà! Merci de m’aimer assez pour m’amener à cet intensif RES. Tu es un merveilleux magicien!
Adulte (main dominante) : Et toi, cher Petit Majoric écolier, tu es ma raison de vivre, au même titre que ma conjointe Lilou. Il m’arrive parfois de te laisser de côté, exactement comme je fais avec elle. C’est comme si, lorsque je choisis une activité quelconque, le projet en vient à prendre toute la place, donc la tienne, comme celle de Lilou. Cette activité devient alors mon numéro un. Quelle erreur je fais à ce moment-là! J’en suis vraiment désolé pour toi, cher Petit Majoric! Je m’en excuse, et je te prie de me pardonner!Petit Majoric d’âge scolaire (main non dominante) : Wow, wow! Comme j’aime entendre tout ça, comme j’aime t’entendre me parler avec tant d’humilité! Bien sûr que je te pardonne!
CONTE DE FÉE : Petit Majoric discute de spiritualité avec Enfant-Dieu
Résumé du conte de fée # 33 : Le personnage Adulte, initiateur de ce conte, cède volontiers son rôle à Petit Majoric intérieur blessé. Ce dernier nous présente d’abord une fresque du début de la vie de Majoric : à la ferme familiale, puis sa première journée à l’école de campagne. Que s’y est-il passé de si tragique? Quel âge peut bien avoir Enfant-Dieu, soi-disant si puissant, mais à la fois si fragile? Le conte se termine par un magnifique dialogue entre Petit Majoric intérieur blessé et Enfant-Dieu; des révélations spirituelles qui pourraient changer à tout jamais le futur de Majoric et son Petit Majoric intérieur blessé. Et pourquoi pas aussi, celui du lecteur!
Début du conte :
(Prière récitée avant de débuter l’écriture de ce conte: « Mon Dieu, j’ai vraiment besoin de toi pour la composition de ce conte. »)
Adulte (main dominante) : Bonjour, cher Enfant-Dieu de sept ou huit ans! Étant tout près de Noël, ton fils Jésus est tout près de naître, une fois de plus! Mon Petit Majoric intérieur blessé aimerait beaucoup que ce soit lui-même qui composerait ce conte. Je sais que tu connais déjà son histoire, mais si tu veux bien le laisser aller, je pourrais ainsi saisir davantage le sens de ma vie. D’autant plus, cher Enfant-Dieu, que tu es bien placé pour y mettre ton grain de sel ici et là. Alors, à moins d’avis contraire, je suis totalement en accord que mon Petit Majoric intérieur réalise son souhait, si tu le veux bien.
Enfant-Dieu (main non dominante) : Bien sûr que je suis d’accord!
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Petit Majoric intérieur blessé (main non dominante) : Merci beaucoup Enfant-Dieu! Alors je me lance.
Il était une fois un petit bébé d’humain qui venait de naître; il était le fruit de l’amour entre David et Rachelle. Son nom était Majoric. Il était très agréable à regarder et avait l’air intelligent, très intelligent même. Il refusera toutefois de croire à cette intelligence aussi longtemps qu’il n’aura pas atteint l’âge de cinquante-cinq ans; nous verrons pourquoi plus tard. Né sur une ferme agricole, Majoric était le deuxième de sept enfants. Il gardait en mémoire le doux plaisir qu’il avait éprouvé vers l’âge de cinq ans, lorsque son papa lui avait acheté une petite chaudière pour traire les vaches; elle brillait autant à l’intérieur qu’à l’extérieur cette petite chaudière, et elle était à lui. Vers quatre ou cinq ans, Majoric conduisait déjà le tracteur de la ferme. Avant et après la naissance de Majoric, Papa David, âgé alors de trente-deux ans, passait tout son temps à œuvrer à la ferme; ainsi, Majoric put apprendre tous les rudiments des travaux qui s’y rattachaient. C’était là une chose très normale pour Majoric et ses parents, car papa et maman reconnaissaient déjà chez lui une très grande intelligence, un esprit vif et un grand désir d’apprendre toutes choses. De plus, il démontrait déjà un très grand sens des responsabilités. À titre d’exemple, chaque soir, à vingt heures, Majoric criait de son petit lit : « Papa, la porte du poulailler a-t-elle été fermée? », car Majoric savait très bien qu’un renard pourrait s’y introduire et égorger toute la volaille.
À cinq ans, Majoric entra à son école de campagne; c’était en septembre 1952. Ce matin-là, Majoric, fébrile et nerveux, portait fièrement les beaux vêtements que maman Rachelle lui avait confectionnés; c’était à partir du tissu récupéré de vieux vêtements encore très propres qu’elle avait défaits. Sans trop le savoir, Majoric était très beau à regarder, et il avait fière allure. En marchant vers son école de campagne, il tenait solidement la main de sa grande sœur Rosanne, âgée de sept ans — fait à remarquer ici : soixante-deux ans plus tard, c’est Majoric qui tiendra cette fois-ci la main de Rosanne, la nuit où elle décèdera à l’hôpital d’Alma; comme dans le passé, il sera seul avec elle. À peine avaient-ils fait tous deux quelques pas vers l’école, que papa David lança à Majoric : « Tu feras bien d’obéir à ton professeur, sinon tu auras la fessée à ton retour de l’école ». Majoric de penser : « Pourquoi papa me dit-il cela? j’ai déjà tellement peur d’aller à l’école. C’est comme si ce serait un endroit où j’aurais la possibilité de désobéir, puis d’être puni par le professeur. » Cette remarque très déplacée de papa David, amplifia davantage la peur chez Majoric.
À l’école, Majoric était assis dans la troisième rangée devant la professeure, tout près du poêle à bois. Cette pièce logeait dix-sept élèves — de la première année, jusqu’à la sixième année du primaire. En arrière de la classe, il y avait quelques voyous de la sixième année qui ricanaient entre eux; au regard de Majoric, ils n’avaient pas l’air très amicaux. De biais, en avant de lui, il y avait Jeannine F.; de toute évidence, elle en était à sa première journée de classe elle aussi. Elle avait le visage d’un rouge presque écarlate. Majoric vit alors, par terre sous son pupitre, la présence d’une grande flaque de pipi qui dégoulinait de son siège. « Ouais, l’école me semble un endroit très dangereux », de se dire une fois de plus le jeune Majoric. Et puis, assises complètement en arrière de la classe, mais du côté opposé aux voyous, il y avait ces deux grandes filles de sixième année, Andrée et Lisette F. — deux sœurs — qui auront toujours les plus belles récompenses que la professeure collera dans leurs cahiers d’exercices. Ce n’est que soixante ans plus tard, alors que Majoric fréquentera un certain intensif RES — celui-ci en fait —, qu’il collera lui-même, dans le cahier d’écriture de son Petit Majoric intérieur blessé, de très belles récompenses, celles qu’il aurait dû avoir pendant son cours primaire; il en profitera pour choisir les plus grosses images à coller.
« Ouais! Pourquoi papa avait-il menacé Majoric de lui donner la fessée s’il n’obéissait pas à l’école? » Surtout qu’il aura son tout premier coup de « vardette » venant de la professeure Marcelle F., alors qu’il sera en quatrième année — vardette : une sorte de grosse bande de cuir d’environ quarante centimètres de long, sur sept centimètres de large, et un demi-centimètre d’épaisseur. « Pourquoi les magasins acceptaient-ils de vendre un tel engin qui servait à supposément corriger les enfants dociles comme Majoric? ».
Dis-moi, Enfant-Dieu âgé de sept ou huit ans, comment aimes-tu mon histoire jusqu’à présent?
Enfant-Dieu (main non dominante) : Comme tu l’as si bien dit, cher Petit Majoric intérieur blessé, je connais très bien ton histoire, car je te vois continuellement en train de la vivre. Ce que tu racontes reflète vraiment la réalité. Oui, « je te vois », Petit Majoric! Toutefois, t’entendre raconter ainsi ta vie, cela me touche encore davantage. Qui plus est, au sein de tous les contes que tu écris, nous avons en tout temps, toi et moi, le même âge et la même taille physique. Selon tes propres dires, je suis ton Dieu. Si bien que, lorsque tu fais appel à moi, je m’oblige à chaque fois, d’avoir le même âge que toi, pour qu’ainsi, je puisse toujours être à ta hauteur, d’égale à égale. De plus, vu que je ne sais faire autre chose que d’Aimer, il m’est impossible de me voir, et d’avoir conscience de qui je suis. À mes yeux, il n’y a que toi. Alors, cher Petit Majoric intérieur blessé, j’ai besoin du miroir que tu es pour moi, car je n’arrive à me voir qu’à travers toi, du moins, à travers ce que tu reflètes de moi. Sans toi, je n’existerais pas. Alors moi, ton « Dieu », j’ai vraiment besoin de toi! Je suis l’Être le plus pauvre et fragile de l’univers, car je ne possède rien. Je n’ai même pas de mains, ni de pieds. Tu crois que j’habite là-haut dans le ciel, alors que ma maison est, lorsque tu m’en donnes la permission, au dedans de ton cœur. Je le répète : je suis incapable de voir la puissance de mon Amour qui crée, si toi tu ne me la reflètes pas. Alors, comprends-tu davantage à quel point j’ai besoin du miroir que tu es « de moi, et pour moi »?
Petit Majoric intérieur blessé (main non dominante) : Wow, wow! Enfant-Dieu de huit ans, et à la fois de soixante-huit ans, je ne te croyais pas si fragile! D’un tout et d’un rien, j’ai le pouvoir de te faire disparaitre ou de te laisser vivre! C’est un très grand risque que tu as pris à mon égard, surtout ce risque que je te permette d’entrer dans mon cœur. Alors, aide-moi à ce que je prenne le risque, moi aussi, de renoncer à mes fausses sécurités, et qu’ainsi, tu puisses devenir Moi, et que moi, je puisse devenir Toi, car tu es l’Amour. Moi aussi je désire être, comme toi, l’Amour!
Si tu permets, cher Enfant-Dieu, le personnage Adulte que je deviendrai, l’auteur de ce conte, me signifie que c’est ici que doit se terminer mon histoire pour cette fois-ci, car le temps mis à ma disposition est écoulé! J’ai beaucoup apprécié d’être accepté dans le rôle d’auteur; pour moi, c’est une première!
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Adulte (main dominante) : Wow, wow! J’ai vraiment aimé ton histoire, cher Petit Majoric intérieur blessé; je t’en remercie beaucoup! Ce qui m’a touché le plus, c’est d’apprendre qu’Enfant-Dieu vit au fond de nous deux. Quelle belle révélation du divin!
Je me souhaite, cher Enfant-Dieu qui va bientôt naître en ton fils Jésus en ce 24 décembre au soir, d’avoir l’ouverture d’esprit nécessaire pour reconnaitre la puissance de ton Amour qui continue de me créer, moi et tout ce qui m’entoure. Et dire que tu es soi-disant l’Être le plus pauvre et le plus fragile de l’univers! Merci! Merci! Merci! X X X
Fin de mon conte de fée.
Règles suggérées pour l’écriture des lettres et du conte de fée. Ces règles sont reproduites ici pour une meilleure compréhension par le lecteur.
Lettres entre l’adulte et son enfant intérieur
Avant d’écrire ces lettres, nous aurons d’abord été invités à vivre une méditation (imagerie mentale) nous guidant vers l’âge d’un bambin, puis un peu plus tard, suivra une méditation vers l’âge scolaire (école primaire ou secondaire). Chacune des méditations aura été suivie d’un atelier de mise en situation où un des participants, chacun son tour, s’assoit sur une chaise, ferme les yeux, et devient l’enfant qu’il a rencontré lors de la méditation. Les autres personnes de son petit groupe jouent alors le rôle soit d’un bon parent ou de tout autre personnage que « l’enfant sur la chaise » aurait besoin de rencontrer. Le dialogue s’engage alors entre « l’enfant » et chacune des autres personnes qui elle, est dans un jeu de rôle. À noter que l’enfant assis sur la chaise ne joue absolument aucun rôle, il est dans sa réalité du passé.
En résumé, ces activités se font dans cet ordre-ci : méditation du bambin, atelier de mise en situation, écriture de la lettre de/vers le bambin. Ensuite, méditation à l’âge scolaire, atelier de mise en situation, écriture de la lettre de/vers l’écolier.
Dans ces lettres, l’adulte écrit de sa main dominante; la composition provient donc de la tête (l’hémisphère dominant du cerveau). La réponse du bambin ou de l’enfant d’âge scolaire (parfois de l’adolescent) est écrite de la main non dominante, elle émane donc du « cœur » (l’hémisphère non dominant du cerveau).
Le conte de fée
Il est totalement à la discrétion de l’auteur. Il nous est demandé de raconter l’histoire d’un quelconque personnage en utilisant la troisième personne du singulier. Toutefois l’histoire doit être inspirée de notre histoire personnelle. Il est suggéré que le conte débute par « Il était une fois » : l’histoire se passe dans l’enfance où différentes blessures se sont installées. Puis le conte se poursuit par « Une fois devenu grand » : l’histoire raconte les réactions de cet enfant blessé vivant maintenant dans son corps devenu adulte. Le conte se termine par « Et puis » : ce personnage adulte, toujours décrit à la troisième personne du singulier, fait le constat que sa douleur et ses comportements malsains causés par la dysfonction familiale subie dans l’enfance l’amènent à demander de l’aide.
Les présents textes n’ont été corrigés que légèrement afin de conserver l’originalité et la spontanéité ressenties par l’auteur au moment de la rédaction, surtout lorsque la dictée provient du cœur. Les noms et prénoms utilisés ici sont fictifs; toute ressemblance avec des faits et des personnages existants ou ayant existés serait purement fortuite.
Note pour le lecteur : Tous les textes proposés ici ont été écrits pendant des intensifs de Retrouver l’Enfant en Soi (RES).
Générique (points de repère pour l’usage de l’auteur)
Lettres et conte de fée : RES # 34, le 11 décembre 2015
(Majoric D\RES 34 Lettres et conte de fée 11 décembre 2015 corrigés.docx)
Lettres et conte de fée de Majoric D (corrigés le 17 janvier 2026)
(Rendu anonyme en changeant les prénoms et recorrigé légèrement le 24 mai 2026)
Révision : 12 octobre 2026
