
Majoric
Lettres à l’Enfant Intérieur et Contes de Fée # 20
Titre : Les raisons profondes du bégaiement d’un cheval nommé « Hein-Hum-Hum »
CF-RES–20, le 4 mars 2011
Début des lettres
1- Lettre de l’adulte Majoric au petit Majoric lorsqu’il était bambin
Adulte (main dominante) : Bonjour beau Petit Majoric de deux ans et demi! Je t’aime! Comment vas-tu?
Bambin (main non dominante): Wow, wow! J’ai bien aimé, hier soir, lorsque tu es entré à l’intérieur de ma petite personne, au moment où la méditation proposait à l’adulte que je deviendrai — c’est-à-dire toi — : « Voyez-vous entrer à l’intérieur du corps de votre petit enfant à l’âge de bambin, puis ressentez ses émotions ». De te voir en moi lorsque je serai à l’âge d’adulte m’a beaucoup rassuré; je n’ai plus du tout peur du futur maintenant.
Adulte (main dominante) : Merci, mon beau Petit Majoric, de me raconter tout cela! Pour ma part, alors que je prononçais, hier soir, mon discours d’ouverture de cette fin de semaine RES, j’ai beaucoup apprécié de m’être arrêté de parler pendant que je vivais une grosse crise de bégayement, puis de t’entendre exprimer à tous les participants ce que ce handicap te faisait vivre comme émotion. Je t’ai trouvé fantastique, mais surtout très courageux de te livrer ainsi à ces vingt-quatre personnes. Sans doute que toi et moi allons vivre toute notre vie avec ce handicap qui semble être de naissance; il se peut même que nous l’amenions avec nous dans la tombe. Toutefois, ce handicap nous procure souvent de très belles chances de nous dépasser. Comment te sens-tu par rapport à cette affirmation?
Bambin (main non dominante): Je vois la belle Denise C. versant des larmes alors qu’elle est à écrire les mêmes lettres d’échange à sa Petite que toi et moi écrivons présentement; je l’aime vraiment beaucoup cette fille-là!
Pour ce qui est de la belle affirmation que tu viens de me faire, vu que je suis accompagné par toi et par notre Dieu, j’avoue que cela me ramène encore dans mes souffrances, mais contrairement au temps de mon enfance, je ne suis plus seul pour vivre toutes les émotions que ce handicap me faisait vivre, et que je refoulais la plupart du temps. Maintenant, il y a toi, mon papa de remplacement, et il y a tous ceux à qui nous en parlons qui me font voir tout l’amour qu’ils éprouvent pour nous deux; ils me reflètent le courage que nous avons d’oser en parler, de nommer les vraies choses, et de leur faire voir notre vraie intériorité.
Adulte (main dominante) : Wow, wow! Petit Majoric, tu m’épates énormément lorsque tu te permets de laisser transparaître ainsi l’authenticité de toute la personne que tu es en train de devenir. Je t’aime! Mais je me sens davantage choyé que tu sois là, en dedans de moi, lorsque tu interromps momentanément le sujet dont je parlais en bégayant, pour parler des émotions qui sont présentes à ce moment-là et qui nous amènent toi et moi à bégayer; puis, tout doucement, tu me permets de reprendre le sujet de ma discussion, là où je l’avais interrompu. Tu es vraiment fantastique! Je constate alors à quel point notre pression psychologique et celle des autres baisse instantanément, me permettant ainsi d’être tout simplement fluide verbalement! Tu es extraordinaire mon cher Petit Majoric! X X
2- Lettre de l’adulte Majoric au petit Majoric d’âge scolaire
Adulte (main dominante) : Bonjour mon beau et intelligent Petit Majoric de treize ans, celui de la méditation de ce matin, pensionnaire au juvénat des Cantons de l’Est ! Comment vas-tu?
Enfant scolaire (main non dominante) : Wow, wow! Moi j’aime beaucoup ça être dans cette maison de prière, d’études, de sports et d’amitié. J’ai appris à patiner et à faire du ski alpin. J’ai même lu mon premier livre, le premier de toute ma vie; il parle d’une histoire romantique, j’ai beaucoup aimé cela!
Adulte (main dominante) : J’ai manqué de temps pour continuer cette belle lettre d’échange avec toi, alors que tes réponses sont si intéressantes. C’est que, du fait d’être responsable de la fin de semaine, j’ai eu à prendre mes responsabilités et répondre à certaines questions de d’autres participants. Je suis vraiment désolé que tes besoins, pourtant très légitimes, n’aient pu être comblés. Je t’aime mon merveilleux Petit Majoric en huitième année secondaire! X X
CONTE DE FÉE : Les raisons profondes du bégaiement d’un cheval nommé « Hein-Hum-Hum »
Résumé du conte de fée # 20 : Est-ce possible qu’un cheval bégaye? Bien sûr, puisque c’est l’histoire que raconte Grand Père à ses cinq petits-enfants. Aidé de plusieurs personnages, Grand Père fera une description précise, mais très imagée, des mécanismes produisant les sons nécessaires à la parole : une révélation quasi inédite pour le lecteur; celui-ci est fortement invité à descendre au niveau de son cœur d’enfant pour en saisir toute la grandeur. Il ne faut pas manquer les échanges verbaux entre de Grand Père et Égo, un personnage malmené, car inconnu de tous.
Début du conte :
Un jour, cinq petits enfants étaient assis paisiblement en demi-lune, en face de leur grand-père. Leur prénom était Stéphanie (seize ans), Dany (douze ans), Alicia (dix ans), Paul (huit ans) et Jasmine (quinze mois). « Grand Père, de demander Stéphanie, raconte-nous une autre de tes belles histoires! » « Oh oui…, de s’écrier les quatre autres petits-enfants ! » Grand Père afficha alors un sourire très chaleureux, en disant « Je veux bien, mes chers petits-enfants. Je vais vous raconter une courte partie de ma vie ». Alors voici, mon histoire.
Il était une fois une maman jument et un papa cheval qui mirent au monde un magnifique poulain. Dès sa naissance il savait être comique, surtout lorsqu’il essayait de se tenir debout et manquait d’équilibre, dû au fait que ses quatre pattes semblaient beaucoup trop longues et frêles pour lui. Il fallait le voir lorsqu’il essayait de marcher, alors là, il devenait très, très drôle, car, tout en titubant, il se mettait à chambranler d’un côté puis de l’autre, ou encore, il s’élançait vers l’avant, plus vite qu’il ne pouvait courir alors que son derrière allait d’un côté, puis de l’autre. On aurait dit que ses deux pattes avant avançaient puis reculaient alors que celles d’en arrière semblaient vouloir faire le contraire. Dans ces moments-là, il devenait vraiment très, très drôle; tout énervé, il finissait par tomber, les « quatre fers en l’air », dans un grand éclat de rire. À tout coup, le papa, la maman ainsi que leur grande pouliche aînée, la sœur du jeune poulain, se tordaient de rire eux aussi. Le prénom de ce tout jeune poulain était « Hein-Hum-Hum » – pour bien prononcer ce prénom, il faut fermer la bouche et dire son prénom d’un trait, avec un son guttural tout en expirant par le nez; essayez, vous aller voir que c’est très, très drôle à « prononcer » … De pouliches en poulains, cette famille très unie s’agrandie, jusqu’à être formée de deux petites femelles et cinq mâles. Il y avait beaucoup d’amour et d’attention entre chacun de ses membres. Il va de soi que la famille vivait sur une ferme.
Un fois devenu grand, chacun des enfants s’était retrouvé avec beaucoup de blessures psychologiques infligées par les parents de « Hein-Hum-Hum » au cours de leur enfance. Ces blessures provenaient également de leurs grands-parents, des arrière-grands-parents, et ainsi de suite en remontant le fil des générations précédentes. C’était un véritable fléau, cette transmission de la maladie du dysfonctionnement psychologique familial qui semblait même atteindre l’âme de chacun des membres des familles.
Une grande partie de la vie de « Hein-Hum-Hum » était très, très souffrante. En effet il était habité par une sorte de dysfonction située au niveau de la gorge. Elle faisait en sorte qu’à tout moment, lorsque « Hein-Hum-Hum » essayait de s’exprimer verbalement, ses hennissements restaient coincés à ce niveau. Pourtant les mots à prononcer étaient bien alignés dans sa tête, et chacune des syllabes était acheminée correctement à travers ses cordes vocales, mais à tout coup, les « voy…, voy…, voy… yelles s’en…, s’en…, s’en…, go…, gou…, gouffraient » toutes les unes sur les autres dans le vestibule des cordes vocales. Elles s’y bousculaient, se sentaient trop à l’étroit, bloquant du coup l’unique passage qui permettait leur l’accès de manière fluide vers ces cordes vocales. En même temps, même si les muscles des cordes vocales recevaient les bons signaux du cerveau, les hennissements ne s’y présentaient pas au bon moment. Il s’en suivait que l’entourage de « Hein-Hum-Hum » entendait seulement des « gue…, gue…, gue, des « heee…, heee…, heee » et des « hoo…, hoo…, hoo ». Pourtant les muscles de la bouche recevaient eux aussi les bons signaux pour la faire ouvrir et fermer au bon moment, mais aucun son intelligible n’en sortait. Alors la bouche s’énervait, s’emballait puis elle devenait extrêmement tordue; elle s’ouvrait puis se refermait exagérément, ce qui amenait souvent les dents à se serrer les unes sur les autres de façon vraiment démesurée. Pendant que le cerveau cherchait désespérément des moyens pour arriver à produire adéquatement la prononciation d’une syllabe, les yeux se déplaçaient vers la gauche, vers la droite puis vers le haut, pour finalement ne plus savoir où se placer. Et que dire de tous les muscles du visage qui se crispaient dans un désordre extrêmement remarquable par les autres chevaux?
Depuis son enfance, « Hein-Hum-Hum » s’était répété sans cesse : « Mieux vaut se taire complètement plutôt que d’avoir l’air d’un cheval qui est en train de faire une sorte de « crise de démence » intellectuelle ». En bout de ligne, il avait fini par réellement y croire. L’entièreté de son corps et de son âme vivaient silencieusement une atroce souffrance, parfois quasi morbide!
Et puis « Hein-Hum-Hum » se joignit à un groupe de chevaux mâles et femelles au sein duquel il découvrit que chacun portait en lui un petit poulain blessé du fait d’avoir été élevé dans une famille où les émotions n’étaient pas exprimées, ou encore parce qu’on avait abusé d’un certain liquide qui empoisonnait peu à peu l’âme, et conduisait parfois le sujet et son entourage à désirer mourir.
Au fil du temps, « Hein-Hum-Hum » se joignit à d’autres groupes anonymes. Il en vint à vivre des ateliers de fins de semaine qui l’invitèrent à descendre très profondément en lui, aux niveaux psychologique et spirituel. Ces ateliers permettaient à des chevaux tels que « Hein-Hum-Hum », de découvrir qu’ils étaient habités par un Petit Poulain intérieur blessé. Chacun des participant se mettait alors en quête de son propre Petit Poulain blessé; de plus, chacun y apprenait à être à la fois le papa et la maman adéquats que ce Petit Poulain aurait dû avoir dans son enfance. Aussi, « Hein-Hum-Hum » y découvrit, à travers l’écriture de contes de fée, qu’il était également habité par deux

entités divines, en ce sens qu’elles étaient connectées sur le cœur de Grand Cheval suprême : il s’agissait de Petit Poulain divin et Cheval Adolescent Divin. C’est Petit Poulain Divin qu’il rencontra d’abord – celui qui habitait déjà son cœur lors de son arrivée sur terre, et qui provenait du cœur de Grand Cheval suprême. Puis, plus tard, « Hein-Hum-Hum » y découvrit Cheval Adolescent Divin; ce dernier était à la base de sa vie adulte du fait de rechercher son identité – il vivait par choix sur la véranda adjacente à son domaine intérieur, et scrutait constamment le désert ensoleillé, à l’écoute de la petite voix de son Dieu, Grand Cheval suprême. (Le lecteur est invité à consulter le dessin ci-joint, et faire la transposition du personnage ; il peut se référer au conte de l’intensif RES # 12.)
Sur un autre dessin — un peu plus bas —, Petit Poulain Divin et Cheval Adolescent Divin, étaient tous deux agenouillés à la croisée de la poutre horizontale et verticale d’une croix. (Le lecteur est invité cette fois-ci à consulter le dessin ici-bas, et faire la transposition du personnage ; il devra se référer au conte de l’intensif RES # 18 pour en saisir toute la compréhension.)
Sur cette même croix, Petit Poulain intérieur blessé s’y sentait comme cloué et retenu par les cordes de son licou. « Hein-Hum-Hum » croyait que cette croix était faite de bois, mais en réalité, elle était formée de son Égo, une sorte de Vie à l’intérieur du corps de « Hein-Hum-Hum », qui était le produit de l’intelligence chevaline essayant de tout contrôler. En réalité, tous ces personnages résidaient dans son cerveau; ils formaient l’être chevalin qu’était « Hein-Hum-Hum.
« Grand Père, de demander Dany, son petit-fils de douze ans, pourrais-tu faire converser entre eux ces personnages intérieurs qui semblent habiter tout cheval vivant sur terre? »
« Bien sûr! de répondre Grand Père. Je vais vous les faire entendre. Tu as bien raison de dire que chaque cheval vivant sur terre est habité par ces personnages intérieurs. Maintenant, pour bien entendre puis comprendre les conversations de ces personnages, chacun de vous, chers petits-enfants, doit avoir l’esprit vraiment ouvert. Alors observez bien comment je vais les aborder. Soyez toutefois avisés que chacun de ces personnages représente une partie de moi, de mes croyances divines, alors parfois je vais parler au sens figuré, et d’autres fois, au sens propre. Il faut aussi parfois m’identifier à « Hein-Hum-Hum » Adulte.
Grand Père (main dominante) : Allô cher Petit Poulin Divin de mon histoire, comment vas-tu?
Petit Poulin Divin (main non dominante) : Oh moi je suis toujours dans la sérénité, car je suis à la toute base de ta vie spirituelle, cher Grand Père. Tu sais, tu peux aussi m’appeler par mon deuxième prénom si tu veux, soit Angelo. Je suis constamment en état d’Être, près de la douce compagnie de Grand Cheval suprême, d’Adolescent Divin, de Petit Poulin intérieur blessé et de « Hein-Hum-Hum » Adulte. Tous, ensemble, nous sommes UN. De plus, j’adore le genre de grand-papa humain que tu es devenu cher Grand Père. J’arrive même à « Être » davantage grâce aux périodes de silence qu’observe « Hein-Hum-Hum » Adulte depuis un certain temps. Je suis également en relation constante avec Cheval Adolescent Divin : il est représenté par le bas du corps du petit enfant agenouillé sur la croix que présente le dessin ici-bas, alors que moi, Petit Poulin Divin, je suis représenté par la tête de ce petit enfant. Ce bout d’histoire est sans doute un peu mélangeant pour toi, cher Grand Père, mais vu qu’il s’agit d’une histoire, on peut donc y mettre ce qu’on veut bien!
Grand Père (main dominante) : Wow, wow ! Merci Petit Poulain Divin, ou Angelo, d’Être « Celui qui est » !
Et toi, Cheval Adolescent Divin, comment vas-tu?

Cheval Adolescent Divin (main non dominante) : Moi je me sens également très bien! Je demeure à l’écoute de Petit Poulin Divin et je scrute constamment le désert ensoleillé — voir le premier dessin ici-haut (RES #12). Dans ce grand environnement de silence, j’arrive à entendre Grand Cheval suprême nous dire ce qui serait formidable pour nous, à condition que « Hein-Hum-Hum » Adulte veuillent bien lui faire confiance. De plus, je suis en communication constante avec Égo, avec Petit Poulain intérieur blessé — la poutre horizontale, à gauche et à droite de la croix — et avec la partie rationnelle de « Hein-Hum-Hum » Adulte qui essaie, de ce temps-ci, d’agir comme un parent aimant pour Égo et Petit Poulain intérieur blessé.
Grand Père (main dominante) : Wow, wow ! Cher Cheval Adolescent Divin, je suis vraiment choyé que tu sois à la base de la période de l’adolescence de « Hein-Hum-Hum » Adulte.
Et toi Petit Poulain intérieur blessé, comment vas-tu?
Petit Poulain intérieur blessé (main non dominante) : Oh moi, je réponds à plein de déclencheurs émotifs bien cachés partout dans la mémoire de « Hein-Hum-Hum » Adulte. Lorsque ses cinq sens transmettent l’information à son cerveau, cela génère des vagues et parfois même un tsunami d’émotions; il s’en suit que ce sont elles qui me contrôlent. J’envahie alors, pour ne pas dire, j’empoisonne, tout le corps et le cerveau de « Hein-Hum-Hum » Adulte, et, à moins qu’il n’arrive à vraiment être un bon parent aimant pour moi, sous la guidance de Grand Cheval suprême, il deviendra « fou comme un balais ». Mais parfois, au lieu d’écouter les très sages suggestions de Grand Cheval suprême, « Hein-Hum-Hum » Adulte se laisse mal conseiller par Égo. Heureusement qu’il y a Petit Poulain Divin et Cheval Adolescent Divin qui sont là aussi pour vraiment bien me conseiller. Lorsque ces deux-là interviennent, j’arrive, moi Petit Poulin intérieur blessé, à apaiser mes émotions, laissant ainsi libre court à mon émerveillement et à mon côté très créatif à bien des niveaux.
Grand Père (main dominante) : Wow, wow ! Merci d’être là mon cher Petit Poulin intérieur blessé, tu es l’être le plus précieux que j’ai au monde. Il n’y a rien en dehors de toi qui soit plus important pour moi. Et sois assuré que je demeure à la fois le papa et la maman que tu ne perdras jamais! Je t’aime !
Et toi, cher Égo, chez qui je commence enfin à découvrir les vraies couleurs; je constate que ce ne sont pas celles que l’ensemble des personnes chevalines t’attribuaient. Je sais que nombre de personnes te croyant nuisible à leurs développements psychologique et spirituel, elles te traquent pour te faire mourir. Comment vas-tu?
Égo (main non dominante): Ouf ! C’est la première fois que tu me laisse une place pour que je puisse m’exprimer. Je me suis toujours exprimé à travers toi par des « il faut » ou encore par des règles morales, mais surtout par des comportements extrêmes. Moi aussi je suis une partie de toi. J’ajoute que pendant tout ce temps où toi et moi avons grandi ensemble, j’ai pris le plus de place possible en toi, car je suis moi-même géré par la partie vitale et logique de ton cerveau. Il en résulte qu’il y a absence d’émotion et de sentiment chez moi; je suis ainsi toujours laissé seul à moi-même. Tout le monde se croit obligé d’arriver un jour à me faire mourir, mais moi, je ne veux pas mourir! Depuis un certain temps, tu as commencé à essayer de devenir mon parent aimant. Je dois t’avouer qu’avec toute la douceur que tu y mets, j’aime beaucoup cela. Ne me lâche pas, mais ne cherche surtout pas à me faire mourir. Je suis le « moteur » de ton corps; c’est moi qui lui donne toute cette énergie. Mon créateur, Grand Cheval suprême, m’aime énormément pour ce que je suis, alors veux-tu essayer, toi aussi, de m’aimer à ma juste valeur, et continuer d’essayer de devenir mon parent aimant comme tu le fais si bien pour les autres êtres spirituels qui t’habitent?
Grand Père (main dominante) : Wow, wow ! Égo, tu me surprends très agréablement ! Je t’aime et, oui je veux vraiment devenir ton parent aimant. Je ne te connaissais pas du tout et, qui plus est, j’ai été très mal renseigné à ton sujet. Alors si tu le veux bien, nous allons commencer à nous apprivoiser. Tu es vraiment cool Égo!
Alicia, dix ans (main dominante) : Allô vous tous, beaux personnages dans le corps et la tête de Grand Père, je suis sa petite-fille Alicia. J’aimerais beaucoup jouer avec vous, car je vous aime !
Paul, huit ans (main dominante) : Allô, moi je suis Paul, j’ai huit ans. Moi aussi j’aime beaucoup Grand Père. Mais j’aime surtout son Petit Poulain intérieur blessé lorsque lui et moi sommes à bicyclette, et que nous jouons à nous comporter comme deux enfants rebelles, en ce sens que j’ai le droit d’avoir des comportements non conventionnels. Mais, ce que j’aime le plus, c’est lorsqu’il m’amène à poser des gestes un peu délinquants.
Jasmine (main dominante) : Moi je suis Jasmine, je ga…, ga…, ga… encore, car j’ai seulement quinze mois et demi, donc je ne sais pas encore parler. Toutefois, je reconnais la douceur et l’amour de Grand Père, surtout lorsqu’il prend soin de moi. Alors que j’avais un ou deux mois, à Noël 2009, l’année où je suis née, il me portait dans ses bras en me chuchotant à l’oreille que j’étais l’Enfant-Dieu. Je dois avouer qu’il avait bien raison. Je suis très attaché à ce grand-père-là! Ga…, ga…, ga… X
Grand Père (main dominante) : Bon, mes chers petits-enfants, il se fait tard, alors pour tout de suite, mon histoire est terminée, toutefois elle est à suivre, car ma vie ne se termine pas ce soir! Cool hein! mes chers cinq petits-enfants? X X X X X
Fin de mon conte de fée.
Règles suggérées pour l’écriture des lettres et du conte de fée. Ces règles sont reproduites ici pour une meilleure compréhension par le lecteur.
Lettres entre l’adulte et son enfant intérieur
Avant d’écrire ces lettres, nous aurons d’abord été invités à vivre une méditation (imagerie mentale) nous guidant vers l’âge d’un bambin, puis un peu plus tard, suivra une méditation vers l’âge scolaire (école primaire ou secondaire). Chacune des méditations aura été suivie d’un atelier de mise en situation où un des participants, chacun son tour, s’assoit sur une chaise, ferme les yeux, et devient l’enfant qu’il a rencontré lors de la méditation. Les autres personnes de son petit groupe jouent alors le rôle soit d’un bon parent ou de tout autre personnage que « l’enfant sur la chaise » aurait besoin de rencontrer. Le dialogue s’engage alors entre « l’enfant » et chacune des autres personnes qui elle, est dans un jeu de rôle. À noter que l’enfant assis sur la chaise ne joue absolument aucun rôle, il est dans sa réalité du passé.
En résumé, ces activités se font dans cet ordre-ci : méditation du bambin, atelier de mise en situation, écriture de la lettre de/vers le bambin. Ensuite, méditation à l’âge scolaire, atelier de mise en situation, écriture de la lettre de/vers l’écolier.
Dans ces lettres, l’adulte écrit de sa main dominante; la composition provient donc de la tête (l’hémisphère dominant du cerveau). La réponse du bambin ou de l’enfant d’âge scolaire (parfois de l’adolescent) est écrite de la main non dominante, elle émane donc du « cœur » (l’hémisphère non dominant du cerveau).
Le conte de fée
Il est totalement à la discrétion de l’auteur. Il nous est demandé de raconter l’histoire d’un quelconque personnage en utilisant la troisième personne du singulier. Toutefois l’histoire doit être inspirée de notre histoire personnelle. Il est suggéré que le conte débute par « Il était une fois » : l’histoire se passe dans l’enfance où différentes blessures se sont installées. Puis le conte se poursuit par « Une fois devenu grand » : l’histoire raconte les réactions de cet enfant blessé vivant maintenant dans son corps devenu adulte. Le conte se termine par « Et puis » : ce personnage adulte, toujours décrit à la troisième personne du singulier, fait le constat que sa douleur et ses comportements malsains causés par la dysfonction familiale subie dans l’enfance l’amènent à demander de l’aide.
Les présents textes n’ont été corrigés que légèrement afin de conserver l’originalité et la spontanéité ressenties par l’auteur au moment de la rédaction, surtout lorsque la dictée provient du cœur. Les noms et prénoms utilisés ici sont fictifs; toute ressemblance avec des faits et des personnages existants ou ayant existés serait purement fortuite.
Note pour le lecteur : Tous les textes proposés ici ont été écrits pendant des intensifs de Retrouver l’Enfant en Soi (RES).
Générique (points de repère pour l’usage de l’auteur)
Lettres et conte de fée : RES # 20, le 4 mars 2011
(Majoric D\RES 20 Lettres et conte de fée 4 mars 2011 corrigés.docx)
Lettres et conte de fée de Majoric D (corrigés le 20 octobre 2022)
(Rendu anonyme en changeant les prénoms et recorrigé légèrement le 23 avril 2025)
Révision : 23 décembre 2025
